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Un point de vue sur l'impro....

Lestael

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Bonjour....

 

Aujourd'hui, un billet un peu particulier. En effet, je vais essayer de vous parler de ma conception de l'improvisation, en essayant d'aborder le plus d'aspects possibles. Certains ayant déjà été abordés ou évoqués dans mes billets, ou dans certaines de mes réponses à des posts du forum, je me suis dit qu'il serait pas mal de regrouper tout ça. Voilà, c'est fait.

 

Attention : il s'agit d'une conception qui m'est propre... et donc en aucun cas, ça ne constitue une référence absolue, et encore moins la meilleure, et qui n'est certainement pas à suivre à la lettre ! Probablement même que certains vous dirons qu'elle est ridicule et dénuée d'intérêt...

 

Je crois que la chose principale à retenir est que je considère la musique comme une langue.

 

- Elle a ses lettres :

Les notes sont les lettres utilisées en musique... Le parallèle étonne parfois... mais, à bien y réfléchir... le système anglo-saxon utilise des lettres pour nommer les notes...

 

- Elle a ses mots :

Les mots sont des « agglomérats » de lettres, avec un sens... Les accords, les arpèges, les gammes remplissent parfaitement ce rôle.. Ils permettent de donner un sens à la musique que l'on joue...

 

- Elle a son orthographe :

A travers le solfège, qui permet de lire une partition, mais aussi à travers les nomenclatures d'intervalles, où les noms donnés aux mots.. mais il s'agit aussi de tout ces signes utilisés sur une partion : clé, dièses, bémols, coda, tempo, renvoi, indications de jeu (piano, glissando....)

 

Jusque là, les concepts sont souvent jugés inintéressants par les musiciens... Rappelez vous quand même qu'ils nous permettent de communiquer entre nous, de nous comprendre, lorsque nous parlons de musique, ils nous permettent aussi de sauvegarder la musique, d'en garder une trace, une mémoire, et, lorsqu'un auteur est décédé, de conserver une référence au plus proche de sa conception du morceau.

 

Viennent ensuite des ressemblances qui concernent plus directement l'improvisation :

 

- Elle a sa grammaire :

La grammaire est l'ensemble des règles qui régissent une langue... Comme l'harmonie régit la musique. Par exemple, l'accord de Do majeur avec une 7e majeure est un mot composé des lettres « Do Mi Sol Si »... et qui s'écrit C7M (entre autres)... et bien l'harmonie dicte, dans le système tonal tempéré dans le quel nous sommes en occident, que cet accord est le 1e ou le 4e degré d'une gamme majeure, qu'il implique un mode soit ionien, soit lydien...

Ce sont les règles que nous allons suivre lors de notre discours musical... et, dans le cas qui nous intéresse, dans notre improvisation.

 

- Elle véhicule des informations,

Une langue existe pour permettre la transmission d'information entres les individus... Que ces informations soient des émotions ou des éléments plus « terre à terre » (passe moi le beurre !). L'utilité première de la musique c'est transmettre des émotions ! En effet, le compositeur d'un morceau l'a écrit pour une raison bien précise : transcender les foules dans un élan nationaliste, évoquer la grandeur, ou la miséricorde d'un dirigeant ou d'un dieu (les uns se prenant parfois pour les autres... ) souligner la tristesse de la perte d'un être cher, où la joie d'une union, ou d'une naissance, déclarer son amour, montrer sa colère, sa haine, partager sa douleur... la musique peut faire tout ça... et je ne parle que de musique, pas d'éventuelles paroles qu'on pourrait ajouter...

Prenez par exemple un morceau lent, sur un mode mineur : vous évoquez la tristesse.... passez le en majeur, vous évoquez la plénitude.... accélérez le tempo et vous le rendez joyeux... Ce ne sont que quelques exemples presque caricaturaux, mais qui, à mon sens, sont bien significatifs,

 

 

- Comme toute langue, elle comporte plusieurs niveaux de langage :

Aussi étrange que cela puisse paraître, oui, il y a différents niveaux de langage en musique.... Les punks n'utilisent pas le même que les gothiques, ou que les jazzmen .,, Ceci étant dit sans parler d'une quelconque distinction entre les styles musicaux.... Mais plus de la complexité des concepts utilisés : il est plus que courant qu'un punk utilise les power-chords, un gothique les triades, un jazzmen les accords enrichis....

 

- Comme toute langue, elle comporte plusieurs champs lexicaux

Vous avez remarqué déjà, sûrement, que dans une langue, un même mot peu avoir plusieurs significations, selon son contexte (je ne parle pas de son orthographe, comme pour sot, sceau, saut, seau...) mais bien du contexte utilisé. Le mot « débit » par exemple n'aura pas le même sens si vous parlez d'un débit de boissons, d'un débit comptable, du débit d'un fleuve..

 

Ou, si je vous dit "Un siphon", selon qui vous êtes, vous comprendrez "un tuyau" (pour un plombier) "Un boyau souterrain noyé" (pour un spéléologue) ou "font font les petites marionnettes" (pour un enfant)

 

A l'inverse, quand vous parlez, vous adapterez votre langage à ce que vous racontez ; d'une manière générale, si vous racontez une histoire de cow-boys et d'indiens, il y a peu de chances que vous arriviez à placer les mots « laser » ou encore « donjon » ou « tricératops »... et il faudra se lever tôt pour réussir à caser « Veuillez activer la téléportation, monsieur Spock »

Et bien, en musique, c'est pareil... Ces champs lexicaux sont ce qu'on appelle les « styles »... Si les tendances actuelles sont aux mélanges des genres, il est quand même très peu courant, par exemple, en variété, d'entendre des accords avec un triton, soutenus par un blast double grosse caisse, caisse claire....

 

- Comme pour une langue, le locuteur dispose de différents outils pour s'exprimer

Bien évidement, si je vous parle d'outils en musique, vous allez penser « instruments »... Ce sont les outils les plus évidents mis à notre disposition. Mais pas simplement. Il y a ceux aux quels nous ne pensons pas de prime abord, et qui vont cependant nous aider à nous exprimer.

 

Dans un premier temps, je pense à la technique.... aux techniques, devrais-je dire. Rien que pour notre instrument préféré : picking, sweeping, hybrid picking, finger-picking, tapping, slap, slide, hammer on, pulls of, legato, strumming, vibrato (vertical, horizontal, circulaire...) whammy bar... etc

 

Mais dans un second temps, je pense aussi au timbre, aux sons qu'on peut tirer des instruments... certes, souvent liés aux techniques employées, mais aussi, pour nous guitaristes, à l'endroit où nous allons gratter la corde, à la combinaison de micro utilisée (si guitare électrique) aux effets éventuels, à la vélocité de notre attaque....

 

 

Un bien long développement, n'est ce pas ? Mais ce sont tout ces éléments, qui à mon sens participent à la musique.

 

Il en est d'autres, bien sûr : le musicien (compositeur, interprète), l'auditeur... qui entrent en ligne de compte.

 

Pourquoi les avoir abordés ? Parce que je pense que, maintenant que le lien avec le langage est évident... le reste va vous sembler plus logique.

 

Ah... une chose que j'ai oublié de mentionner : pour moi, il n'y a pas de différence entre l'improvisation et la composition... Enfin... si, une minime : l'improvisation est, pour moi, une composition instantanée, ponctuelle.. et spontanée... ne permettant pas de corriger les erreurs éventuelles, ou les choix « malheureux ».

 

Recentrons nous sur l'improvisation, et le langage, et voyons comment les choses se passent...

 

Beaucoup de personnes pensent qu'improviser, c'est très difficile... Oui et non. Pas plus qu'improviser un discours, ou une discussion. Le principe, en tout cas, est, selon moi, le même.

 

Comme j'ai eu l'occasion de l'indiquer dans le forum, lors d'une discussion ou d'un discours, nous savons par avance ce qui va se passer... Nous nous y préparons plus ou moins consciemment (de façon plus consciente pour un discours)

 

- Nous savons qu'il faut introduire notre propos

- Nous savons que nous allons le développer

- Nous savons que nous allons devoir réagir à des événements extérieurs plus ou moins prévisibles (il arrive parfois, lors de repas un peu trop arrosés, que nous devions argumenter)

- Nous savons que nous allons devoir conclure....

 

Tout cela, nous le faisons sans peine... enfin presque. Pourquoi ? Parce que c'est naturel pour nous, depuis le temps que nous pratiquons cet exercice... Il ne viendrait, en effet, à l'idée de personne d'accoster un inconnu dans la rue d'un simple « t'as pas l'heure ? »

 

Nous allons tous (j'espère) prendre le temps de nous fendre d'un « Bonjour, excusez moi de vous déranger... Auriez vous l'heure s'il vous plait ?.... Merci, au revoir, bonne journée »

 

Voilà... Nous avons notre improvisation de discussion

 

L'introduction : Bonjour, excusez moi de vous déranger.

Le développement : Auriez vous l'heure s'il vous plait

La réaction à l'intervention de l'autre (et adaptation à 'l'imprévu ») : Merci (qui peut être un « tant pis »)

Et la conclusion : Au revoir, bonne journée.

Et nous avons un chant lexical « basique ».... du quotidien, accessible à tout le monde.

 

Bien sûr, cet exemple simpliste se retrouve à d'autres niveaux :prenez un débat politique, une conférence de presse, une discussion sur le dernier Tarantino, où une réunion au travail... le champ lexical utilisé, correspond au contexte, et chaque fois, on a la même structure... et chaque fois, un élément extérieur peut venir « perturber » le discours, et chaque fois, le locuteur est capable (plus ou moins) de s'y retrouver et d'adapter son discours.

 

Pourquoi ? D'une part parce qu'il pratique depuis longtemps... d'autre part, parce qu'il maîtrise son sujet, et tous les éléments décrits auparavant (ou une grande partie) liés à son propos, et enfin, parce qu'il s'est préparé... non seulement à son intervention... mais aussi à l'imprévu (il a tenté de le prévoir en tout cas)...

 

Et bien un improvisateur... pratique de la même façon.

 

Ne croyez pas qu'un musicien, si génial soit-il, débarque et balance l'impro du siècle comme ça, hop la boum. Non non... il l'a préparée :

 

Il a regardé la grille d'accords , il l'a analysée, il a regardé le tempo, l'ambiance du morceau... un truc tout con, auquel on ne pense pas souvent, mais il a choisi ses outils (effets éventuels) et en choisira d'autres en temps réel pendant qu'il joue (la technique utilisée) il a choisi son style, son champ lexical, et son niveau de langage... (jazz, blues, metal, classique... penta (et de quelle façon il va utiliser ses pentas...) modes majeurs, modes mineurs, gammes exotiques, gammes synthétiques, chromatismes, jeu consonant, jeu dissonant...) Il a décidé s'il allait ou pas mélanger tout ça...

 

Il a, pour parer à l'imprévu, quelques licks en réserve, et il sait que, lors d'une impro à plusieurs solistes, chaque intervenant a X mesures pour s'exprimer avant de laisser la main (ou convenu d'un signal avec les autres) et qu'il doit écouter ce qui se passe avant qu'il ne joue, et pendant qu'il joue, pour respecter une certaine unité, cohérence... et enfin il sait qu'il doit transmettre quelque chose, et pas simplement jouer des notes.

 

Assez impressionnant, hein, tout ce à quoi l'improvisateur doit faire attention... Pourtant, vous le faites tous les jours en parlant... Alors pourquoi pas en jouant de la musique ?

 

Il faut bien sûr apprendre des choses, et les maîtriser... Mais nul besoin de tout connaître avant de se lancer...

 

Vous abstenez vous d'une discussion « ordinaire » sous prétexte que vous ne connaissez rien à l'économie, ni à ses codes, son vocabulaire ? Alors pourquoi vous abstenir de tenter d'improviser parce que vous ne connaissez que la penta mineure, et pas les substitutions tritoniques, et les gammes synthétiques ?

 

Vous ne pouvez pas tout savoir, tout maîtriser dès le départ... et peut être ce ne sera jamais le cas... Alors lancez vous, avec ce que vous avez, ce que savez.

 

En revanche, je fais partie des personnes qui considèrent que plus vous en savez, mieux c'est... Mieux cela vous permet de vous exprimer. Ainsi, petit à petit, à mon rythme, je travaille le plus de techniques possibles, le mieux possible, afin d'obtenir une palette expressive la plus large possible.

 

Dans le même état d'esprit, je considère aussi qu'il est très très restrictif de se limiter à un style de musique... Imaginez-vous n'avoir qu'un seul sujet de conversation ? Non, je ne crois pas... Ainsi, je varie mes écoutes (jazz, world, électro, classique, punk, metal, pop, 60's, variétés, rap, country... ) même si j'ai plus de mal avec certains styles qu'avec d'autres... J'essaie aussi de travailler le plus de styles possible... Toujours dans l'idée de pouvoir m'adapter au plus de situations possible, et de ne pas limiter mon expression.

 

En revanche, savoir faire plein de choses ne signifie pas qu'il faille toutes les faire tout le temps. Non seulement, c'est ennuyeux pour le musicien, mais aussi pour l'auditeur...

 

Comme votre langue maternelle, la musique s'apprend... il faut suivre des règles, il faut travailler... les maîtriser au point d'oublier que vous utiliser ces règles (quand vous parlez, vous ne réfléchissez que rarement aux temps à employer, aux accords.... vous le faites naturellement...) en revanche, vous devriez être capable, si on vous arrête dans votre geste, d'expliquer ce que vous venez de faire :

 

« J'ai joué un arpège de B locrien, parce que nous sommes en Do majeur, et que j'ai voulu, par l'usage de cet arpège, et tout en restant dans la tonalité, faire ressortir les tensions liées à l'accord du 7e degré de la tonalité »

 

L'improvisation est un moment fabuleux : il permet de lâcher prise, c'est le moment, chez le musicien, où tous les sens sont en alerte... où l'écoute est maximale, la concentration à son plus haut niveau... on flirte avec le vide... on sait qu'on peut commettre une erreur... mais on sait aussi qu'on peut partir loin, très loin...et on se lance, avec nos tripes, et on cherche à transmettre...

 

Je ne pense pas qu'il faille chercher quelque chose de « joli ». La musique n'est pas « jolie ». Certains morceaux le sont, d'autres non. Je vais en trouver certains beaux que vous trouverez « affreux ».. Et n'oubliez pas que la notion de « beauté » est culturelle... N'oubliez pas que ce qui sonne dissonant à vos oreilles est tout à fait supportable pour d'autres, voire même consonant :

 

Jouez simplement deux La (la note)... un sur la corde de Mi (5e case) et l'autre sur la corde de la.... si l'une ou l'autre des cordes est mal accordée, vous direz que c'est faux... Cependant, il existe des systèmes musicaux pour qui ce léger désaccord est « normal » : la musique indienne, et la musique arabe utilisent des intervalles inférieures au ½ ton (le plus petit intervalle possible entre deux notes dans notre système tonal)... Ne soyez donc pas affolés par l'usage de la whammy bar d'un Jeff Beck, ou d'un David Fiuczynski qui vont chercher des quarts de tons...

 

N'oubliez pas qu'il s'agit de transmettre... et si ce que vous souhaitez transmettre, là, maintenant, tout de suite, c'est une immense colère... peut être que des sons percussifs, dissonants, et, apparemment sans construction, sont plus à même de le faire que n'importe quelle mélodie... N'oubliez pas que la musique c'est aussi un rythme.... N'oubliez pas que la musique est liée au temps qui s'écoule... à cette capacité du cerveau humain à se souvenir, et à se projeter.... jouez avec cela... apportez ce que l'auditeur attend... ou surprenez le.

 

Bref... Utilisez en musique tout ce que vous utiliseriez à l'oral pour conter l'histoire que vous voulez....

 

Amusez vous bien !

 

PS: un grand merci à notre Patate Nationale (et à Dorer) pour la relecture (et le reste)



14 Commentaires


Commentaires recommandés

Invité lesalexs

Posté(e)

Comme déjà dit précédemment : merci tu as changé ma vision des choses et en plus tu développes :)

 

Tres intéressant

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Marrant le siphon moi ça me rappelle la crème chantilly :)

C est mon champ lexical à moi la cuisine :p

 

Bravo pour ce billet très intéressant qui démystifie un peu cette CHOSE qui me semble si irréalisable.

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En réaction à patati, j'ai jamais réellement été impressionné par l'impro, plutôt fasciné.

L'impro me fait pas peur, ça me fascine plutôt. Ce monde de libertés très vaste est passionnant !

(Je dis pas que j'improvise bien pour autant...)

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En réaction à patati, j'ai jamais réellement été impressionné par l'impro, plutôt fasciné.

L'impro me fait pas peur, ça me fascine plutôt. Ce monde de libertés très vaste est passionnant !

(Je dis pas que j'improvise bien pour autant...)

Tout pareil :)

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Je pense qu'il n'y a rien de mystérieux dans l'impro... Tout le monde sait le faire.

Après, tout le monde ne pondra pas l'impro du siècle... Mais tout le monde a des choses à dire.

 

Et il ne faut pas avoir peur de ne connaître que quelques éléments musicaux: il est parfois plus pertinent de s'exprimer avec 5 notes ... que de balancer un verbiage sans queue ni tête avec toutes les gammes et tous les modes possibles et imaginables....

 

Et puis, avec quelques petites astuces... on s'en sort très bien sur des morceaux relativement complexes :)

 

Donc si l'envie est là, et la volonté de progresser, de s'investir, et de s'exprimer... pas besoin d'attendre de tout maitriser pour se lancer... Sinon, je crois que personne ne se serait jamais lancé....

 

En revanche... agrandir son vocabulaire et sa technique... c'est un plus !

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La première fos que j ai eu à improviser c était à mon atelier de groupe à l ecole de musique .

Le prof a fait jouer la rythmique par les autres instruments (une basse, deux guitares, un piano, un saxo, une batterie ) et il m a dit allez vas y.

J ai pas compris ce qui m arrivait pourquoi il m'a infligé ça pourquoi il voulait me rendre ridicule devant tout les autres musiciens du groupe et j avais envie de m enterrer 40m sous terre.

J ai sorti ce que j ai pu, une note par ci par là au début, les mains tremblottantes puis quand j ai entendu que ça sonnait bin j ai fait des croches avec ces mêmes notes.

Voilà mes tous débuts à l impro...c était ...je sais pas...j ai adoré.

 

Depuis j ai eu l occasion de le faire deux ou trois fois mais juste avec mon prof de guitare et mon binôme et à chaque fois ce sentiment de raconter quelque chose, m exprimer avec 5 notes...

 

Mais la peur du ridicule, la non maîtrise, ça aide pas...tous ces regards et ces oreilles qui sont tournés vers toi...

Faut passer outre ça ouais, et mince, c est comme apprendre à parler apres tout oui ! :)

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affronter le "regard" des autres est très très très difficile... J'ai l'habitude du public (j'ai eu, plutôt...) :

 

Entre les "auditions" de piano, les concours, les cours collectifs, les concerts que j'ai donné à travers différents groupes de rock, ou de musique bretonne, les spectacles de danse, les jams... etc .... j'ai une certaine expérience... et malgré ça.... je trac toujours. Le trac n'est pas une mauvaise chose... Mais il faut le gérer, et le "maîtriser" et apprendre à le connaître, et à connaître ses effets sur nous (tremblements? Perte de mémoire? impression d'être seul au monde? Panique? Autisme?)

 

Pour ça, il n'y a qu'une solution: pratiquer ce trac (et donc multiplier les occasions de jouer en public, même un public restreint (amis, famille...) ) et surtout préparer les impros (j'insiste vraiment beaucoup sur ce point: une impro se prépare !)

 

Nous avons la chance, sur ce site, d'avoir différents BT, dans différents styles, à différents niveaux de difficulté.... utilisons les ! Relevons les défis lancés....

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Je crois que tu touches un point important là : "Une impro ça se prépare".

C'est clairement ça, une grille s'analyse avant de foncer dessus, et puis il y a une histoire de "feeling" du morceau, de "groove"...

C'est pour ça que j'ai beaucoup de mal avec les backtrack youtube qui n'ont pas la grille d'accord en commentaire, et qui sont tous plats...

Si des musiciens pro improvisent à merveille (Govan par exemple ? ) sur une deuxième écoute/prise d'un Backtrack (regardé le jam blues qu'il a fait pour bendnote, ou celui avec Godin...c'est hallucinant), c'est qu'il y a du travail en amont qui se compte en années...

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BIen sûr que ça se prépare...

 

Il faut bien connaître la grille... pour savoir dans quel ordre sont les accords, comment ils sonnent, comment ils sont amenés... connaître les gammes qu'on va utiliser... voir le style (pour ne pas faire une impro à côté de la plaque : faites un gros solo de métalleux sur une grille à la BB King.... et clairement, vous n'aurez rien compris)

 

D'où le fait de connaître le maximum de choses aussi, pour adapter son jeu à la situation....

 

Tout est lié... Quelqu'un de bien préparé, avec une large palette expressive est prêt à tout....

 

Et comme le plaisir, pour moi, est dans la diversité, la surprise, les changements.... il me semble évident donc plus on en sait, mieux c'est... même s'il faut s'adapter, et ne pas toujours tout utiliser tout le temps.

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