Aller au contenu

lucky81

Guitariste
  • Compteur de contenus

    128
  • Inscription

  • Dernière visite

Tout ce qui a été posté par lucky81

  1. lucky81

    Etude marché ; aidez-moi SVP

    Il n'est pas prudent de faire croire à un accessoire miracle, ça ne fait pas sérieux. Le processus d'apprentissage de la technique ne peut que passer par la mémorisation, la coordination, la capacité à effectuer un geste. Et ça demande beaucoup de temps et de répétitions. Tu peux choisir les plus simples triades, une majeur et une mineure (ou mieux un power chord), et en quelques minutes faire croire que l'élève peut tout jouer en y associant un rythme basique. Tu peux aussi juste montrer 5 notes sur deux cordes et dire que l'élève peut jouer dans toutes les tonalités avec la pentatonique. Dans ce cas, nul besoin d'un accessoire... je peux l'enseigner en quelques minutes effectivement, mais ici pas de miracle, ce ne sera pas très musicale...
  2. lucky81

    Ain't No Tellin' country blues

    C'est une photo de guitare que j'ai trouvé sur internet qui me plaisait. J'aime beaucoup les guitares dans l'esprit steampunk. Je joue principalement sur une Lowden.
  3. lucky81

    Ain't No Tellin' country blues

    Tu as oublié l'extrait !
  4. lucky81

    Ain't No Tellin' country blues

    Je ne sais pas ce que tu entends par double time picking. Est-ce redoubler chaque note ? ou est-ce rajouter des notes intermédiaires pour donner une impression de vitesse, d'un tempo deux fois plus rapide ? Dans les deux cas, je n'utilise pas cette technique. Je joue juste un picking rapide avec les basses légèrement étouffées et j'emploie un onglet pouce.
  5. lucky81

    Ain't No Tellin' country blues

    Je chante et joue de la guitare. Avec le looper, je peux me permettre de faire un petit solo. Le rag est rapide, je le joue à 180 à la noire sur l'enregistrement mais je le joue parfois plus rapide. Le solo est improvisé en mi majeur. Il est difficile de bien placer un solo dans le sens où l'accompagnement a sa mélodie.
  6. J'ai enregistré ce matin un rag chanté de Mississipi John Hurt qui fait parti du country blues "Ain't No Tellin'" https://soundcloud.com/xbotti/aint-no-tellin
  7. En ne jouant que les notes de l'accord, l'arpège, on tourne vite en rond et on apporte rien mélodiquement. Sauf si vous travaillez les arpèges ou les triades par substitution... L'étape suivante est alors le mode de l'accord. Ce sont des techniques au service du discours et il faut en utiliser plusieurs pour enrichir le jeu.
  8. De même qu'il y a l'improvisation motivique à base de motifs (petite mélodie autonome), il existe aussi l'improvisation formulaire à base de plans (licks, patterns), l'improvisation thématique à base d'éléments du thème, la paraphrase qui tourne autour du thème et l'improvisation libre. Un solo écrit ou improvisé (le solo écrit est à son origine composé de parties improvisées pour chercher les idées) peut utiliser plusieurs méthodes dans un même discours.
  9. Le solo doit dégager une idée musicale et rester cohérent, former une unité. Les idées secondaires doivent apporter la tension et recentrer l'attention sur l'idée principale. Un solo doit prendre une direction (notre intention), il nous emmène en voyage en nous faisant visiter des décors changeants mais propres à la région (l'idée principale). Même avec peu de vocabulaire et de maîtrise technique, il faut chercher à faire sens. Il faut utiliser au mieux ses compétences pour construire le parcours. La respiration musicale est nécessaire pour le musicien et le public avant de repartir plus loin sur la route et découvrir le paysage musical qui doit offrir des surprises et alterner des moments différents. Dans tous les cas, on doit entendre une introduction (préparation au voyage, on met les éléments en place, l'esprit), un développement (on découvre l'idée principale et ses tensions), un climax (apogée représentée par des répétitions, des tensions au bord de l'éclatement et souvent par une débauche rythmique) et une conclusion (ramène un certain retour au calme qui doit arracher les applaudissements comme un cri de libération). Selon la durée du solo, ses parties ont plus ou moins d'importance. Que ce soit un solo écrit ou improvisé, quelque soit la méthode, le solo est construit avec une intention.
  10. l'articulation du doigté à la guitare détermine l'expressivité musicale. l'articulation est en fonction du phrasé et surtout un effet sur une note ou un ensemble de notes qui donne sens à l'interprétation et donne vie à la mélodie, c'est elle qui fait passer l'émotion. Si savoir jouer techniquement un morceau au bon tempo et le jouer par cœur est une démarche primordiale, ce n'est pas encore de la musique, l'ordinateur le fera mieux que nous. C'est le travail des nuances qui est le travail principal de l'interprète et ce n'est encore que le travail de base. Tu dois être à l'écoute de tes doigts, de ta musique, et te demander si c'est réellement ce que tu veux exprimer et retravailler l'intention sur chaque note et groupe(s) de notes. Tu dois répéter comme si chaque note était une émotion et chaque phrase musicale un sentiment. Le solo est un passage narratif du morceau qui est l'histoire. Il faut comprendre le morceau, le vivre intérieurement et physiquement, pour savoir jouer le solo. Chaque chanson est unique. Un jeu raide est un jeu qui ne permet pas l'expressivité parce qu'on se bat avec la technique et qu'on n'a pas déterminé comment raconter. Quand la technique d'un morceau est acquise alors commence vraiment le travail de l'artiste musicien...
  11. Tu as bien travaillé et joli résultat ! L'articulation du doigté est quelques fois un peu raide et surtout à la fin où tu perds en propreté. C'est sûr, dans un mois, tu le joueras parfaitement car les détails prennent toujours plus de temps. tu as une bonne maîtrise du morceau, tu l'as bien intégré. Un musicien est plus jugé par sa présentation, sa manière d'interpréter que par les triolets en double croches. De plus, tu verras qu'avec un investissements physique, tu sentiras mieux la musique. Les émotions viennent du corps et non de l'esprit,ce que tu transmets au public c'est pareil...
  12. 4 vidéos très intéressantes et instructives qui ne remettent pas en cause l'échelle de valeur créative. Elles ont le mérite de surligner les influences de la création. Voir toute la création sur le principe de copier, transformer et combiner est simpliste mais néanmoins indiscutable. Nous sommes bien le produit d'une culture, d'une société et nous vivons sous influences. Quel chemin parcouru depuis l'homme des cavernes !... En effet, la première démarche du musicien dans son apprentissage est de copier et reproduire pour découvrir et apprendre. La deuxième démarche est de s'extraire de la simple imitation et d'essayer de créer, en s'inspirant des œuvres qu'on aime, d'où l'idée de remix, de transformer et de combiner. La démarche suivante est d'essayer de créer avec une identité propre, une cohérence artistique, qu'il y ait un discours créatif identifiable et reconnu, début d'originalité dans un style prédéterminé avec ses codes dont on joue. L'objet est unique et tout à la fois le produit d'une génération et de ce qui l'a précédé. La démarche ultime est l'innovation à ses différents degrés, la reconnaissance ultime est celle de génie. Django Reinhardt à créé le jazz manouche sous l'influence du jazz et des ses origines manouches. Cette nouvelle manière de jouer et sa virtuosité en on fait quelque chose d'unique et de reconnaissable. Il n'est pas rentré dans un moule, il a pris un risque, celui d'être différent en ne répondant pas aux normes. Son inventivité et la reconnaissance de son apport à la musique a fait de lui un génie. L'aspect commercial ne permet pas ou très peu l'innovation, on préfère utiliser les recettes qui marchent, c'est de la création à moindre risque car elle doit être rentable, elle est faite d'assemblages sans aucune remise en cause, sans aucune recherche. Dans le théâtre par exemple, seulement 5 % des pièces qui sont jouées ont été écrites par des auteurs contemporains... Hors l'innovation est une création qui étant en dehors de ce qui se fait, de ce qui est à la mode, à toutes les chances d'être reçue comme bizarre, étrange voire dérangeante ou inacceptable, selon son degré d'innovation, et elle est souvent rejetée. Ce qui ne doit pas vous empêcher d'aimer la musique commerciale puisqu'elle est faite pour ça. Il faut juste reconnaître le travail de recherche et la prise de risque des artistes qui essayent d'ouvrir les yeux et les oreilles vers de nouvelles formes artistiques. Je ris avec le théâtre de boulevard, je ris et m'enrichis avec le théâtre public.
  13. Je te rassure, je ne l'ai pas mal pris, je cherche justement vos réactions. Tu mets barrières là où il n'y en a pas. Je respecte Claude François même si je n'aime pas et c'est un chanteur qui a marqué son époque commercialement mais le succès ne fait pas de lui obligatoirement un grand artiste, ce deux choses distinctes. Je peux estimer et m'éclater davantage avec quelqu'un qui joue ses compositions dans la rue. Je comprends que tu puisses me dire que l'échelle de valeur créative est subjective et qu'elle dépend d'un contexte. Effectivement, tu as raison, mais on a réduit l'incertitude à son minimum et pour cela on ne peut que juger de la valeur que quand on maîtrise le style musical et son évolution. C'est pourquoi il est plus facile de reconnaître les grands artistes a posteriori. Quelque soit le style musical, si tu refais ce qui a déjà été fait, la valeur artistique est moindre. Moindre ne veut pas dire sans intérêt pour autant. Des artistes sont parfois capables d'élever à la perfection un style où ils n'ont rien inventé. La chanson française peut être fantastique et elle l'est dans sa diversité et dans le nombre de créateurs... qu'on entend rarement...
  14. L'artiste se définit par la valeur artistique de ses œuvres (ses réalisations). Je préfère parler de valeur créative. Il existe une échelle de la valeur créative de l'oeuvre (EVC, Cottraux, 2009) : l'impact, l'imprédictibilité, l'innovation, le non-conformisme, l'authenticité, le caractère stimulant, la possibilité de devenir un marqueur temporel (reflet de son époque) et celle de devenir un analyseur intemporel (capacité à éclairer une autre époque). Que je n'aime ou pas un artiste ne m'interdit pas de reconnaître la valeur de son oeuvre. L'artiste se définit aussi par des facettes psychologiques qui sont : une vie imaginaire intense, une sensibilité esthétique, la capacité d'éprouver des émotions intenses, la recherche active de la nouveauté, le goût pour le débat d'idées contradictoires et le réexamen des principes et des valeurs. Si on part de ce principe, n'importe qui à n'importe quel âge peut être considéré comme un génie qui est alors le plus haut degré de reconnaissance de la valeur créative. Un surdoué est un enfant ou un jeune à fort potentiel qui a des aptitudes hors normes. Un virtuose est quelqu'un qui a une habilité technique extraordinaire. En parlant des intelligences multiples, mon but était de montrer les capacités que développe la pratique de la musique et de souligner l'intérêt de l'apprentissage de la musique dès le plus jeune âge. D'un côté pratique, ça vous aide à construire un programme de travail. Exercez-vous et stimulez-vous suffisamment votre intelligence introspective ? et comment la travailler pour que votre musique soit belle et vivante ? Une fois prêts pour la scène, pourquoi les groupes ne tiennent pas longtemps, ont du mal à passer la rampe, pourquoi ne trouvent-ils pas de dates ? est-ce un manque d'intelligence sociale ? comment y remédier ? Faire de la musique ne se résume pas à faire seulement des gammes !!! En tant qu'interprète, quand je sais jouer un morceau parfaitement techniquement et que je le connais par cœur, alors le travail peut commencer, alors que beaucoup s'arrêtent à ça. En tant que créateur, je dois être capable de créer avec fluidité et originalité en préparant les meilleures conditions et je n'attends pas que ça me tombe du ciel. Tout ça demande du savoir et du savoir faire en passant par le savoir être. Moralité, comprendre et travailler pour être le plus efficace...
  15. L'important dans la vie n'est pas d'être un génie mais de faire et de se réaliser dans ce qu'on aime ! Tout le monde n'a pas les mêmes capacités et il est vain de chercher l'excellence dans un esprit de compétition. On peut apprendre à exceller avec les moyens qu'on a, en travaillant beaucoup, en étant curieux et en se remettant en cause. Ce qu'il y a de passionnant dans l'étude de la psychologie, c'est qu'on apprend sur soi, sur les autres et sur les moyens de s'améliorer. Comprendre les intelligences multiples qui sont en jeu peut nous permettre de mieux nous réaliser. N'importe qui peut devenir un bon artiste avec du travail et de la persévérance et c'est seulement ce qui me fait avancer dans mon parcours créatif et pédagogique ! Penser ses intelligences, c'est être capable de faire un cours ou préparer un album, en se disant, est-ce que je fais les bons choix, n'ai-je pas des lacunes ? Mon rêve est seulement d'espérer que demain je serai meilleur et j'optimise mon travail grâce aux connaissances.
  16. Tu réussiras à force de travail, de patience et de persévérance ! Ce sont des problèmes souvent rencontrés par les débutants mais indépendance et coordination musculaire se travaillent. Tu n'as donc pas d'inquiétude à avoir ! Pour te rassurer en plus, tu peux écouter Django Reinhardt qui n'avait que deux doigts et qui a inventé la virtuosité à la guitare...
  17. Il y a souvent des déséquilibres dans les intelligences et c'est ce qui fait aussi que chaque artiste est différent mais toute carence peut se révéler handicapant dans la professionnalisation. Un très bon technicien ne fera pas automatiquement un bon artiste, un bon artiste ne sera pas systématiquement un bon professionnel... Dans tous les cas, l'intelligence musicale, l'intelligence kinesthésique et spatiale et l'intelligence introspectives sont primordiales pour atteindre un niveau correct.
  18. L'intelligence sociale, c'est votre sociabilité, votre capacité à comprendre l'autre,à rentrer en relation avec lui et à vous adapter. Donc, par principe, un modérateur ou un ou quelqu'un qui a participe souvent sur le forum ne peut pas être dépourvu d'intelligence sociale. @wissam Si tout le monde ne peut pas être un génie, tout le monde peut s'améliorer et travailler sur les différentes formes d'intelligence. En fait, pour travailler la musique, avoir une bonne connaissance du processus créatif peut nous permettre de développer nos capacités au mieux et d'être plus performant.
  19. Les raisons de l'alcoolisme et des problèmes psychologiques récurrents chez les artistes est aussi un sujet intéressant qui est lié notamment à la personnalité de l'artiste et à son vécu. Au contraire alors, la musique est faite pour toi et c'est aussi pour ça que je m'accroche !!! Je la connaissais, vidéo effectivement intéressante et à partager. Merci pour vos remarques et je vais avec vos conseils détailler davantage ce sujet sur mon blog !
  20. Un sujet pour faire comprendre qu'être un musicien demande un travail passionnant qui fait appel à plusieurs formes d'intelligences et qu'en jouant on sera moins bête : - Tout d'abord, le musicien se doit d'avoir une intelligence musicale qui lui permet de penser en rythme et en mélodies mais ce n'est pas tout, - il doit développer une intelligence kinesthésique et spatiale (motrice) qui lui est nécessaire pour jouer et maîtriser un instrument ou plusieurs instruments, - l'intelligence logique l'aide à lire la musique, à comprendre l'harmonie et à structurer et organiser son travail, - l'intelligence introspective lui sert à comprendre intérieurement et à interpréter la musique, à prêter ses propres sentiments à la composition, - avec le contact avec le public ou ses acolytes de scène, il doit avoir une intelligence sociale - et enfin, le musicien interprète a une intelligence existentielle pour délivrer une interprétation qui ait de la profondeur... - l'ensemble de ses intelligences est rassemblé dans une intelligence qu'on dit composite et qui permet de les appliquer au domaine de la musique. Si le musicien interprète est aussi auteur et compositeur, il doit développer l'intelligence verbo-linguistique (langage) et posséder une personnalité propre aux créateurs qui peut faire l'objet d'un autre sujet.
  21. Il y a plusieurs manières de s'y prendre : - tu joues une partie de gamme que tu déplaces sur le manche pour connaître la gamme du morceau - et/ou tu retranscris la basse qui joue principalement la fondamentale et la quinte des accords - tu vérifies les noms des accords dans un tableau harmonique - tu comptes les temps entre chaque changement d'accords - tu écris la structure du morceau - et tu essayes les quelques possibilités mais tu as certainement déjà tout trouvé - si tu ne connais rien aux gammes et à la manière de composer un accord, alors ce ne sera que de la chance sauf si tu as l'oreille absolue...
  22. Et tu feras encore beaucoup de progrès, c'est aussi normal que les phases de palier et de régression ! Comme avec les sportifs ou les personnes qui font un régime, il est facile de progresser dans les premiers temps. Si tu veux progresser sur le long terme, 1 an est plutôt du moyen terme, il faut avoir un programme d'entraînement réfléchi, adapté, progressif, avec des phases de repos, des périodes avec un entraînement plus quantitatif et d'autres avec un entraînement plus qualitatif,... Si c'est le cas et si tu veux intéresser les autres guitaristes, ce n'est pas ton évolution qui les intéresse mais la possibilité qu'eux-mêmes puissent y arriver. En un mois, presque tout le monde t'auras oublié, tu devrais tenir un journal quotidien, qu'on comprenne ton questionnement, ta recherche, ta logique, tes doutes et alors tu intéresseras du monde. Ne fais pas de nombrilisme, tu dois être utile aux autres en partageant ton expérience, et c'est les réponses que tu apporteras à ta problématique qui pourront servir à comprendre ta progression. Quelle est ta finalité, tes objectifs, tes objectifs intermédiaires, tes techniques d'apprentissage ? Comment répartis-tu ton travail, sur combien de temps, combien de semaine, quelles sont les modalités de contrôle de ta progression ? Tu laisses trop de flou, ce n'est pas clair. Quels morceaux as-tu choisis sur les 12 mois, pour quelle progression, pour quel résultat, pour quelle évaluation, et pourquoi ceux-là ? Et attention, comment travailles-tu les autres aspects de la musique, un musicien n'est pas que technique ou connaissance théorique ? Tu veux faire le buzz mais le marketing numérique est un travail qui se prépare en amont et qui n'est pas si facile ! Ton envie de partager part d'un bon sentiment, mais cela semble assez brouillon. Prends conseils auprès d'un professionnel compétent ou de plusieurs, car il serait dommage de ne pas profiter pleinement des 5 heures de travail que tu vas fournir par jour, l'enseignement est un vrai métier et le marketing numérique en est un autre ! Il faut garder cette énergie mais il faut la canaliser ! Et personnellement, je te suis...
  23. En dehors du cap des 10 000 heures de travail sur l'instrument, on parle aussi du cap des 10 ans pour faire un bon musicien, faites le lien entre les deux et vous pouvez dire alors qu'il faut jouer 3 heures par jour pour être un bon musicien, ce qui est certainement vrai si vous faites ça intelligemment. La plupart des génies ne se posent pas ce genre de question, jouer est seulement vitale et la passion ne se compte pas en nombre d'heures, on pense et on respire musique. J'ai fait un master-class avec Patrick Rondat qui prenait la guitare tous les jours dès 5 heures du matin. J'ai fait un master-class avec Michael Jones qui m'a dit que la différence entre un amateur et un professionnel était le placement rythmique. J'ai fait un stage avec Bob Brozman qui nous a appris à jouer autour des accords, n'importe quoi pourvu que ça sonne. J'ai fait un stage avec Woody Mann qui m'a dit la même chose que Bob Brozman et il ne pouvait jamais rejouer la même chose deux fois de suite. etc... Jouez, jouez, et jouez encore, amusez-vous, imitez un temps, éclatez-vous toujours, apprenez, découvrez, cherchez, improvisez, composez, faites vivre la musique... alors vous serez bon. Voilà ce que j'ai appris en 33 ans de guitare et de nombreux master-class et de nombreux stages. Il ne m'ont jamais dit, joue de la guitare tant d'heures par jour pour être bon, même si c'est en parti vrai, ils m'ont dit de jouer tout le temps et de m'amuser, c'est tout.
  24. L'artiste doit être à l'aise avec son outil, et sa technique doit servir son propos, rien à voir avec la virtuosité mais avec l'assimilation, l'aisance du jeu et la recherche. La virtuosité peut être un plus ou voire nécessaire dans un style. L'oreille musicale se développe effectivement en fonction de notre environnement, de notre culture, mais on ne naît pas tous égaux, loin de là, cela est flagrant quand tu enseignes, et le travail malheureusement ne suffit pas pour exceller. Quant à l'oreille absolue, elle peut s'acquérir dans la petite enfance mais je n'ai jamais entendu dire qu'un adulte pouvait l'acquérir avec du travail, je crois que c'est de l'ordre du mythe. On peut apprendre à être un artiste, tout le monde ne peut pas devenir un prodige, comme tout le monde n'a pas le talent et le capacité pour devenir champion du monde du 100 m, et la guitare n'est pas un sport.
×
×
  • Créer...