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David van Lochem guitariste acoustique fingerstyle

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Test : Mic Mechanic 2 de TC-Helicon

Quand on traîne sa bosse en solo comme moi, on n’a pas d’ingé son. Les reverbs intégrées aux petites table de mixage ou aux sonos portables rendent souvent service, mais elles ne flattent pas vraiment l’oreille. Depuis quelque temps je goûte à la joie de remplacer la réverbération intégrée à mon Yamaha Stagepass 400i par les reverbs de ma pédale Boss RV-6. Avec plus de possibilités de réglage, autant vous dire qu’il n’y a pas photo. Mais il restait le problème de la voix. Je trouvais les chanteurs sans ingé son mal lotis jusqu’à ce que je découvre la pédale Mic Mechanic de TC-Helicon.  Évidemment, rien ne remplace la patte d’un ingé son. Déjà rien que parce que lui n’a pas ses deux oreilles pile au-dessus de la bouche qui chante. Les outils tout-en-un avec des presets ne font pas de miracles. Mais si on peut gratter quelques carats sans se compliquer la vie, je prends.  Quelqu’un m’avait fait remarquer dernièrement que ce serait mieux de pouvoir couper la réverb pour être plus intelligible quand je parle entre les morceaux. Le format pédale semblait donc indiqué. Pour garder un setup simple, je cherchais une pédale de reverb pas trop chère qu’on puisse brancher en XLR sur le trajet du micro. Mais finalement le Mic mechanic en a bien plus que ça sous le capot, sans être suréquipé d’effets qui ne me serviront pas comme l’harmonisation. La TC-Helicon Mic Mechanic 2 La pédale propose dans un format compact : un echo, une réverbération, une correction d’intonation, un bouton tone qui regroupe un preset d’égalisation, de compression, de de-essing et de gate. TC-Helicon Mic Mechanic 2 J’avais vu passer la première version de cette pédale, qui me tentait. Mais elle avait quelques défauts de jeunesse. La nouvelle version, la « 2 », corrige ces défauts : on peut l’alimenter par piles ou par du 9 Volts (le premier modèle nécessitait du 12 Volts). On peut régler l’écho et la réverbération séparément. Le bouton de gain qui semblait délicat à ajuster a disparu. Dorénavant le gain est automatique. Un bouton On-Off permet de préserver la batterie. Premières impressions  La pédale est belle, la finition sympa, la couleur rouge claquante comme il faut. Tout à l’air solide. De prime abord, je trouve les boutons un peu trop souples à tourner. Cela facilite les réglages fins, surtout que les courses pour chaque effet sont courtes. Mais c’est peut être une source d’accidents si un câble ou un pied passe par là. TC-Helicon Mic Mechanic 2 Le défaut des démos de TC-Helicon, c’est qu’ils prennent des super-chanteurs pour montrer les capacités de leur pédale. Compliqué d’imaginer ce que ça donnera avec ma voix de chanteur qui prend la scène pour sa salle de bain et vice-versa.  En gros, mon idée c’est de poser la pédale, de faire les réglages une bonne fois en fonction du lieu, puis de me contenter de la couper pour parler, sans modifier les réglages. Les effets Les réverbérations sont toutes belles et praticables quand on reste raisonnable. Pour être honnête, je ne pensais pas utiliser l’écho. Finalement, je me retrouve à ajouter un poil d’écho en fond en plus de la réverbération. Il est possible de modifier la fréquence de répétition de l’écho via une fonction TAP de la pédale pour l’assortir au tempo d’un morceau. La fréquence n’est pas sauvegardée quand on éteint la pédale. Je ne pensais pas me servir de la correction d’intonation non plus. Avec le bouton entre 9 heures et midi, ça ne fait pas de mal, sans massacrer le son. On est loin de l’auto-tune à la Cher ou façon rappeur, même en le poussant à fond, là où il devient un peu trop flagrant. La correction est autochromatique. En gros, il ramène au demi ton le plus proche. Pas de miracle ici, il faut quand même savoir chanter un minimum. La correction ne vous sauvera pas d’un gros faux pas. Si vous voulez chanter avec une légère tension harmonique, ça va vous compliquer la vie. Ah oui, dernier point, la pédale est calibrée en 440 Hz et je ne sais pas si on peut ajuster cet accordage. Le bouton « bon-po-tot (*) »   (*) bon pour tout, en wallon. La fonction « Tone », c’est le mystérieux bouton magique. Il colle un preset d’égalisation, de compression, de de-essing et de gate sur la voix. Ca fait du bien au placement de ma voix par rapport à l’instrument. Ca donne ce petit coup de pshit qui fait briller ma voix un peu plus. Il y a deux presets, normal et moins brillant. On passe d’un à l’autre en tenant la touche tone enfoncée pour appuyer sur la pédale. Sans surprise, moins brillant me convient mieux. Bon, c’est pas miraculeux, mais c’est mieux. Il y a toujours mieux. Mais pour avoir le contrôle sur tous les paramètres, c’est le double du prix, au minimum. Le panneau arrière va à l’essentiel. Un bouton On-Off, un connecteur USB pour les mises à jour (et peut-être la possibilité de changer les presets dans le futur ?), XLR OUT et IN. TC-Helicon Mic Mechanic 2 Je vais rapidement équiper un petit pedalboard Pedaltrain Nano avec mon essentiel : accordeur, reverb, le Mic Mechanic 2 et mon chrono. Propre et net ! Pedaltrain Nano Je me réjouis de tester tout ça en live. Venez l’écouter au Senor Duck ou au Bar à Goûts.

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Un studio mobile pour s’éloigner du bruit … et des distractions ?

Malgré tous mes achats de matériel et de logiciels d’enregistrements, mon projet d’album n’en finit plus de stagner. Un de mes soucis est d’être en permanence coincé derrière mon PC, à côté de la buanderie et de la chaudière, à hauteur de la route et des ses vibrations. L’autre souci est la procrastination induite par le PC et Internet. Ce n’est pas pour rien qu’on parle de « session d’enregistrement ». Pour commencer, je dois m’isoler un peu, me poser. Comme quand j’étudiais à l’unif. Peut-être prendre le large avec une sorte de home studio mobile est la bonne idée.  Pourquoi pas d’ordinateur portable ? Une solution possible aurait été d’investir dans un (Mac ?) portable. J’aurais dû racheter une carte son, ou retirer celle qui est connectée à demeure à mon PC. Ensuite il aurait fallu réinstaller tous les logiciels et plugins.  L’avantage aurait été de pouvoir éditer et mixer directement. Mais une fois connectée à Internet, le problème de la procrastination se serait à nouveau posé.  Je ressens depuis longtemps l’envie de tourner des boutons physiques. J’ai du mal à manipuler clavier et souris avec une guitare dans les mains. La solution sera un rack dédié que je pourrai installer facilement là où je m’enregistre. Et si ça ne marche pas à la maison, j’élargirai mon horizon. Le support d’enregistrement du studio mobile Le temps du DAT est révolu, tout comme celui du minidisk. De nos jours, tout est numérique. En 2016, Tascam dévoilait une série d’enregistreurs sur carte SD. Il y a des machines complexes et d’une puissance inouïe, mais hors budget pour moi. Paradoxalement ces enregistreurs sont dédiés aux installations fixes et je veux en faire le coeur de mon studio mobile. Je vais me « contenter » du Tascam SD-20M qui présente l’avantage de disposer d’entrées ligne et microphone directes. Il peut enregistrer 4 pistes (ou 2×2 pistes avec un niveau d’enregistrement de sécurité à volume réduit). Il fonctionne même sur piles si nécessaire. Mon grand regret est que le connecteur arrière soit en RCA (que je hais) et pas en XLR.  Mais je n’aurai que deux pistes à prendre. Pour mon studio mobile : Tascam SD-20M (image Tascam) La question des microphones Un jour j’investirai dans une paire de Neumann KM 184. Mais pour l’instant, j’ai réglé la question des micros une fois pour toute. Ce seront mes Oktava Mk12, en configuration X/Y, ORTF ou en configuration M/S. Je ferai des tests pour choisir la meilleure option. Oktava in MS setup La chaîne du son Pour tirer plus de jus des microphones et aussi parce que je méfie un peu de la qualité des préamplis du TASCAM, les microphones passeront par un préampli ART MPA II digital qui est déjà en ma possession. Cela devrait également donner un peu de chaleur et de mordant au son. ART MPA II digital (image : Art) Ensuite le signal passera par un compresseur ART SCL2. Ce compresseur très discret visuellement et annoncé comme très transparent servira sans doute essentiellement comme gate et pour écrêter les pics le plus subtilement possible. Il pourrait également servir pour le live. Je sais que pour la compression, i l y a deux écoles. La majorité des gens ne compressent pas à l’enregistrement, mais je compte m’en servir pour la voix à l’occasion et aussi pour « jouer » avec la compression. Les gens s’obstinent à ne faire des tutos que pour la batterie, ou pour des guitares dans le mix, je dois faire mes propres essais et erreurs. Il dispose d’un bypass physique qui permet de le sortir de la chaîne sonore, même éteint. ART SCL2 compresseur (image : ART) Dans la boite Pour commencer, je vais monter le tout dans un (gros)  rack case de 6u de hauteur, ce qui me laissera de l’aération et de la marge pour ramener les connections essentielles vers l’avant dans une plaque dédiée aux entrées et aux sorties..  Mon studio mobile dans un Thomann Rack 6u (image : Thomann) Évidemment, du micro au compresseur, chaque élément de cette chaîne pourrait nécessiter un plus gros investissement. Tout est critiquable. Mais au moins tous les éléments sont dans la même gamme, ce qui a le mérite d’être cohérent.  Il reste à assembler et relier le tout pour fabriquer ce que j’appelle déjà « le monstre ». Jaime Jones (cicinimo) Ensuite la carte SD ira dans l’ordinateur pour transférer les fichiers pour le travail d’édition et de mixage. J’aimerais dire que ceci est ma dernière tentative, et que si ça rate, je revends tout et j’arrête. Mais je sais que je continuerai à essayer. Et ça, comme l’idée du studio mobile, n’est pas un poisson d’avril. UPDATE : voilà à quoi il devrait ressembler, en gros …  Studio mobile en rack …

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Digitech Polara vs Boss RV-6, le match des pédales – 2e mi-temps

Bon, je n’assume pas vraiment le visuel ci-dessous, mais il faut ce qu’il faut pour ce match au sommet. Alors si vous avez raté la 1re mi-temps du match entre pédales de réverb, je vous rappelle que niveau look et spécifications, la Digitech l’emporte d’une courte longueur sur la Boss RV-6.  Boss RV-6 vs Digitech Polara Entretemps, Digitech a confirmé sur sa page Facebook que les (moches) boutons gris étaient bien les nouveaux boutons officiels de la Polara. Ils assurent que ces nouveaux boutons ont résolu trois problèmes rencontrés par les utilisateurs. Des boutons difficiles à régler et trop facile à dérégler. Une lisibilité peu convaincante. Et enfin, le divorce occasionnel entre la partie centrale du bouton en plastique et son extérieur en métal. Comme dit lors de la première mi-temps, je me suis surtout attaché aux reverbs naturelles « utiles » dans mon style musical. Le reste sonne vite trop kitsch. Le son de la Digitech Polara La Digitech Polara a retenu mon attention pour les modes « naturels » que j’ai trouvés superbes. Les algorithmes de Lexicon sont justes bluffants. Ils ont une vraie personnalité et beaucoup de fraîcheur. Peut-être un peu trop, car les réglages ne les affectent jamais de manière dramatique. L’avantage c’est qu’en tournant un bouton on passe d’un peu trop peu, à trop peu, à un peu trop puis à trop, sans avoir l’impression de dénaturer complètement l’effet … du coup on arrive rapidement à quelque chose de correct, mais parfois on ne trouve pas tout à fait  ce qu’on cherche. Les modes de la Digitech Polara Room :  vraiment une belle réverb courte, qui replace la guitare acoustique dans un espace réaliste (je pense à une classe de taille moyenne) Plate : c’est ma réverb préférée sur la Polara, bien dosée, elle enjolive très bien les morceaux de picking dynamiques, c’est le son qu’on attend quand on se dit qu’on va mettre une plate sur un morceau Reverse : cet effet enlève le son direct et le remplace par une réverb inversée, comme le nom l’indique. Personnellement, cet effet ne m’a pas inspiré, mais je m’en doutais Modulated : une réverb avec une touche de chorus ou de flanger, elle colore un peu fort le son de la guitare à mon goût Halo : des harmoniques viennent cascader derrière les notes de la guitare Hall : magnifique, elle habille et réchauffe le son de la guitare avec des fins de notes très belles pour les ballades  Spring : la classique réverb à ressort, dont je n’ai jamais été très fan. Sur quelques accords de Jazz elle m’a tout de même semblé plaisante. Ce que je retiens de la Digitech Polara  Digitech Polara Les plus :

– un look ravageur
– une finition impeccable et solide
– un bouton souple et silencieux
– des réverbs naturelles aux algorithmes très séduisants
– un son frais et moderne
– un son facile à trouver 
– des possibilités de réglages subtiles
– un stomplock qui permet de figer les réglages
– le choix entre true-bypass et buffer Les moins : 

– un look un peu moins ravageur avec les nouveaux boutons
– pas d’alimentation par piles et …
– … une pédale très gourmande en courant
– des réglages qui ne bouleversent pas le caractère du son
– du beau son un peu coloré
– des modes de réverbs « inutiles » pour moi Je le donne un 6 sur mon échelle de piments.   Le son de la Boss RV-6 Ce qui me frappe avec la Boss RV-6 quand je la compare avec la Polara, c’est l’intensité des effets et des réglages. La Polara reste toujours « sage » même quand elle en fait trop, Un peu comme si on ne pouvait la régler qu’entre 40 et 60  pourcents. La Boss pousse le bouchon trop loin assez rapidement.  Du coup, on passe un peu plus de temps à l’apprivoiser. Tout comme elle est moins waow au premier regard, elle est moins bouleversante au premier accord. Comme pour la Polara, je me suis focalisé sur les réverbs naturelles, petit tour des modes proposés : Le son de la Boss RV-6 Delay : pas exactement une réverb, un delay un peu basique, mais comme l’impression de réverb est présente, ça fait deux effets en un Shimmer : encore un de ces effets « ambiant » qui me servira peu, mais qui est bien foutu, faut admettre Dynamic : un effet très intéressant. Quand on joue des accords ou des traits rapides, on entend à peine la réverb, mais sur une respiration ou des notes plus espacées, elle revient à l’avant-plan. Je me suis beaucoup amusé avec la grille de Little Wing de Hendrix en alternant accords et notes mélodiques  c’était plaisant de jouer avec cet effet qui donne beaucoup d’expression aux notes. Room : cette petite réverb de taille petite à moyenne m’a un peu moins convaincu que sur la Polara, elle est un peu plus brillante et froide à mes oreilles Hall : un peu plus d’espace sonore, avec un rendu très classique dans la réalisation  Plate : j’adore ces réverb pour le picking, ici aussi elle est très bien réalisée Spring : LA bonne surprise. Je pensais ne pas aimer les modélisations de réverbs à ressort. et puis je me suis beaucoup amusé à jouer des traits jazzy et des walking bass avec cette réverb. L’espace sonore et le petit slap-back quand on attaque une note ou un accord plus fort donnent vraiment un rendu qui donne du plaisir à jouer Modulate : un réverb chaude, qui colore trop le son à mon goût  Ce que je retiens de la Boss RV-6 Boss RV-6 Les plus :

– 5 modes de réverbs qui me plaisent
– l’ordre « logique » des modes room, hall, plate, spring
– une finition classique, impeccable et solide
– alimentation par pile ou par transfo
– des réverbs naturelles qui délivrent le son attendu sans défaut et sans surprise
– un son facile à trouver 
– des possibilités de réglages larges permettant de vraiment de affiner l’effet Les moins : 

– une prise en main qui nécessite plus de maîtrise des réglages
– un look trop sage
– des boutons pas toujours lisibles Elle a un 7 sur mon échelle de piments Match nul ! Nous voilà devant un match nul au terme des deux mi-temps. Alors j’ai joué les prolongations avec chacune des deux pédales. Je me suis plongé dans les réglages de la Boss pour trouver le son que je cherchais. J’ai écouté encore et encore. J’ai cherché pour chacune un son qui collait à mes morceaux. Mon avis final sur la Digitech Polara Je voulais aimer la Digitech Polara. Parce que niveau look, elle en jette.  Parce qu’elle est moins connue. Et parce que c’est un pied de nez à la tradition. Je voulais être différent des autres et dénicher la perle rare. Mais notre histoire a commencé sur un malentendu à propos de boutons. Peut-être que Digitech aurait pu glisser un feuillet dans la boîte pour expliquer le « pourquoi » de ces boutons au lieu de m’obliger à enquêter après un inutile aller-retour avec le SAV, qui n’était pas plus au courant que moi. Ce « mensonge » en cache-t-il d’autres ? J’ai aimé les reverbs naturelles qui étaient faciles à mettre en place. J’ai aimé son switch silencieux et sa taille compacte. Et j’ai aimé pouvoir trouver très vite un son qui était beau, en tournant les boutons un peu au pif. Puis au bout de quelques jours, le son m’a donné l’impression d’être comme un filtre Instagram, ces filtres photos qu’on trouve sur les smartphones. Du beau « facile », pas toujours très fin, un peu passe-partout. Un effet avec un « je-ne-sais-quoi de trop frais tout-fait » dont on finit par se lasser. Mon avis final sur la Boss RV-6 À l’inverse, la Boss RV-6 m’a déplu de prime abord. Elle est moche, et tout le monde l’utilise. Mais le look n’est pas si important. Et puis si tout le monde l’utilise, ce n’est sans doute pas sans raison. C’est un outil. Avoir la possibilité de l’alimenter facilement par pile ou transfo est un plus indéniable. Les réglages taillent dans le gras plus efficacement que ceux de la Polara, ce qui donne des changements de son très forts pour chacun des modes. Elle est plus dure à apprivoiser, mais plus facile à nuancer. Sur l’ensemble des modes, un plus grand nombre m’est tombé dans l’oreille après avoir consacré un peu de temps aux réglages. Elle m’a même réconcilié avec les réverbs Spring. Le choix final Finalement, c’est la maturité et le professionnalisme de la Boss RV-6 qui l’emportent d’une courte longueur.  J’ai l’impression que la Polara n’est pas aussi mature. Mais j’ai comme une envie d’attendre de tester la Polara 2 (ou la 6 ?) pour trouver ce que je cherche. Le luxe serait de garder les deux, juste pour la Plate et la Hall de la Polara qui sont très beaux. La gagnante : Boss RV-6

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Digitech Polara vs Boss RV-6, le match des pédales – 1ère mi-temps

Après avoir éliminé de nombreuses candidates, il ne me reste que deux pédales de réverbération à départager. La Boss RV-6 et la Digitech Polara. Tout oppose ses deux pédales. Le look, les choix de sonorités, les options de construction. Analysons tout ça ! Boss RV-6 vs Digitech Polara Première mi-temps : le look et les caractéristiques ! La Boss RV-6 Boss RV-6 Plus classique que les pédales Boss, tu meurs. D’ailleurs avec son look gris foncé, avec sa petite plaque en métal brossé surmontée de boutons noirs,  on la croirait un peu en deuil.  Même les paillettes dans le gris me font l’impression de voir des Mickey sur la cravate d’un croque-mort. La petite lumière de contrôle est rouge, sans surprise aussi. Évidemment c’est solide, c’est du Boss. Évidemment ça fait le boulot, c’est du Boss. C’est la nouvelle itération des pédales de reverb Boss qui a commencé par la Boss RV-2, mais elle pue les années 80 à plein nez. C’est pas classe, mais sous le capot tout est neuf et les algorithmes sont récents Pour le reste des détails techniques, allez voir sur le site de Boss. Elle peut fonctionner en mono-mono ou en mono-stéréo et stéréo-stéréo. Elle dispose d’une entrée pour une pédale d’expression. Quatre boutons permettent de paramétrer le son : E.LEVEL, TONE, TIME, MODE. Une large pédale antidérapante active l’effet. La pédale n’est pas True Bypass, le buffer préserve le son de la perte de signal lors de la traversée de la RV-6. Elle a 8 modes de reverb : +Delay, Shimmer, Dynamic, Room, Hall, Plate, Spring, Modulate. 4 boutons permettent de paramétrer le son : E.LEVEL, TONE, TIME, MODE. Elle est fournie avec sa batterie (Boss annonce 5 heures d’autonomie), un manuel et l’habituelle note de sécurité infantilisante. L’alimentation est en option. Elle est vendue environ 155 €. Verdict  Elle est bonne, elle est expérimentée, mais elle ne m’excite pas vraiment. Je lui mets un 6 sur l’échelle de piments.   La Digitech Polara Digitech Polara La pédale est belle, elle a un vrai look et du caractère. Son poids inspire confiance. Elle est un peu plus petite que la Boss. Ne cherchez pas l’emplacement pour la pile, il faudra obligatoirement l’alimenter via un adaptateur secteur (non-fourni) ou via le transfo de votre pedalboard. Attention, la bête est gourmande et il faudra vérifier que votre alimentation est suffisante pour elle. La pédale est compatible mono et stéréo. Elle offre un switch qui alterne entre un mode buffered et true bypass. Ceci permet également de faire durer la queue de reverb après l’arrêt de l’effet par un appui sur la pédale. Le footswitch est souple et silencieux ce qui est appréciable pour un musicien acoustique. Mais ça peut obliger à jeter un oeil pour s’assurer qu’elle est allumée. Digitech appartient à Hamman qui détient aussi Lexicon qui a fourni les algorithmes de la Polara, ce qui semble plutôt prometteur. Pour les détails techniques, voir le site de Digitech. Digitech fournit un Stomplock, un petit gadget en caoutchouc qui permet de fixer les réglages en évitant les contacts accidentels pendant le transport ou pendant le concert. Bien vu ! Quatre boutons ici aussi : Level, Liveliness, Decay et la sélection du type de reverb. La Polara propose 7 réverbérations : les classiques Room, Plate, Hall & Spring et les plus typées Modulated, Halo, Reverse et Shimmer. Le look ravageur a un prix : le lettrage des boutons est quasiment illisible dans le décor psychédélique. Dans la boite on trouve la pédale, le Stomplock, un velcro pour pedalboard (bonne idée) et une note de sécurité infantilisante. Elle est vendue 130 € environ auxquels il faudra éventuellement ajouter le prix d’un adaptateur secteur, soit une dizaine d’euros. Verdict Elle est fraîche, avec un grain de folie, mais elle m’énerve un peu. Notre histoire commence sur un malentendu. Mais son audace me plaît, elle prend un tout petit avantage avec un 7 sur mon échelle de piments. Mais … on se fout de moi ?! Quand j’ai reçu la Digitech Polara, j’ai été choqué. A la place des (beaux) boutons en métal, elle a des (moches) petits boutons gris en plastique. J’ai d’abord cru que j’avais eu droit à un refurb d’un petit malin qui avait piqué les boutons d’origine et j’ai demandé un échange. Et je reçois … la même ! Après enquête, c’est bien Digitech qui a changé les boutons en douce. Bad move, man ! Alors, on gratte quelques pourcents en plus pour les actionnaires ? Elle fonctionne, le son est beau, mais j’ai bien envie de la remballer pour le principe. Je me demande si je ne vais pas aller voir en magasin s’ils n’en ont pas encore une qui traîne avec des boutons en métal. Digitech Polara : ugly buttons Mais comment commencer une relation pro et sentimentale sur un mensonge ? Du coup, je me sens obligé d’ajouter une mention « image non-contractuelle » en dessous des images de leur press-kit. UPDATE 21/12/17 : Polara vient enfin d’annoncer publiquement ce changement sur leur page Facebook.
  Verdict avant la seconde mi-temps Que ce soit l’absence d’imagination et de folie d’un côté ou les errements de look de l’autre, c’est dur de trancher. Il y a des bonnes idées de part et d’autre. D’un côté je me dis qu’avoir une pile c’est utile, de l’autre ce n’est pas si dur d’avoir du courant sur scène. Si je peux éviter de jongler avec les piles de 9V c’est pas plus mal. C’est coûteux et ça pollue.  Le choix du True Bypass ou du Buffer sera moins déterminant dans mon cas, j’utilise peu d’effets et mes longueurs de câbles sont courtes en général. Les réverbérations spécialisées comme Halo, Shimmer et autres Reverse ne vont sans doute pas m’aider à départager ces deux pédales, à moins d’un coup de coeur inattendu. Finalement, et sans surprise, c’est le son et l’utilisation sur les réverbérations classiques comme Room, Hall et Plate et Spring qui seront déterminants pour moi. Bon, je vais tester tout ça et je reviens. A suivre …

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Miss pédale de réverbération et Mister DI – faire le bon choix

Ca fait un moment que je veux m’acheter une pédale de réverbération. Quand on amplifie une guitare acoustique, on amplifie uniquement le son de la guitare. C’est un peu comme si tous les auditeurs étaient assis DANS la guitare, ce qui n’est pas très naturel. Pour donner une dimension plausible (pas forcément réaliste) et un peu d’air à la guitare amplifiée, un petit coup de réverb  est le bienvenu. Pour l’instant, ce qui me sert de DI et de réverbération c’est mon ampli Fishman Loudbox 100 … on a connu plus compact.  Fishman Loudbox 100 Je voulais une configuration légère du type guitare-effet-DI-sono. Choisir la DI était la partie facile. J’ai hésité entre une Radial J48 et un classique du genre, la BSS AR 133. La réputation de cette dernière m’a convaincu. Un investissement à vie vu la solidité de l’engin. De plus la Radial nécessitait l’alimentation fantôme et ne peut fonctionner sur pile. Comme j’ai déjà été sonorisé par des gugusses qui n’avaient jamais entendu parler de ou trouvé comment mettre du +48 Volts, autant avoir la ceinture et les bretelles. BSS AR 133 Et la reverb ? Restait à trouver la bonne pédale de réverbération à mettre entre ma guitare la DI. Il y a différents types de réverbérations. Je vous en parlais dans mon billet sur la taille du son. Il y a bien sûr des algorithmes psychédéliques et décalés, quand la réverbération devient un effet à part entière, et puis il y a le type de réverbération qui m’intéresse vraiment, celles qui simulent des espaces sonores naturels ou crédibles : room, plate, hall & Co.  Inutile pour moi d’aller vers des choses aussi complexes que la Strymon Bigsky ou l’Eventide Space par exemple. La moitié des possibilités sonores ne me serviraient pas. Je suis passé par un bref coup d’oeil sur la pédale de réverbération de chez Empress et une grosse envie pour la Strymon Bluesky dont les démos sont très convaincantes. Mais question de budget et d’encombrement, pour moi la vérité est ailleurs. Plutôt du côté des pédales de réverbération compactes pour compléter mon pedalboard. L’élection de Miss pédale de réverbération On trouve assez peu de tests de pédales d’effets avec des guitares acoustiques. Je suis sans doute passé à côté de l’une ou l’autre pépite moins connue ou mal vendue par une mauvaise démo. En faisant un tour rapide de ce qui est me parlait, les candidates ne sont finalement pas si nombreuses. MXR Reverb Behringer DR600 EHX Holy Grail Neunabber Immerse Boss RV-6 Digitech Polara TC Electronic Hall of Fame et Hall of Fame Mini Les Fishman AFX ont hélas disparu des écrans radars. Je ne suis pas un grand amateur des réverbs à ressort « spring ». Très exactement je les hais depuis mon expérience d’adolescent avec la réverb à ressort toute pourrie de mon Cube Roland 60 Watts. En me basant sur des démos, j’ai aussi rapidement éliminé une série de pédales dont le son était très « électrique » comme la MXR. D’autres avaient un rendu que je trouvais « sombre » comme la Neunabber. J’avais envie d’une pédale solide, le boitier réputé fragile de la Behringer ne m’a pas convaincu.  Du coup la liste se réduit fortement. Il reste la Boss RV-6, la Digitech Polara, la TC Electronic Hall of Fame et la Hall of Fame Mini. La série Hall of Fame est séduisante, mais le son me donne l’impression d’être toujours un peu compressé ou modulé.   Au final mon choix devra se faire entre la Boss RV-6, la Digitech Polara. Deux pédales que tout oppose, à commencer par le look. Je vous joue le match entre les deux et je reviens. Pour vous faire patienter, voici une image certes explicite, mais à l’esthétique douteuse. Pédale de réverbération : Boss RV-6 vs Digitech Polara

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Bonnes fêtes ! Les remerciements et le récap 2017 …

Voilà, on y est … encore une de faite ! Environ 1100 tasses de café serré plus tard, l’année est pliée. Le site guitar.vanlochem.be va prendre quelques jours de repos pour les fêtes, après cet épuisant comparatif de réverbs. On se retrouve après pour discuter de tous les beaux cadeaux musicaux que vous aurez reçu dans un billet consacré au thème « Où revendre le matos dont on ne se sert pas … ? ». La fin de l’année c’est le moment du bilan, de l’inventaire et des remerciements. Merci ! Je tenais à remercier les endroits et les organisateurs qui m’ont permis d’aller à la rencontre du public, Sing-a-Long, le El Senõr Duck Napo Estaminet qui m’a accueilli deux fois, l’Ifapme qui m’a offert un duo avec mon maître et modèle Jacques Stotzem, dans des conditions idéales. Je tiens à remercier Jacques encore pour m’avoir fait confiance pour la vidéo du trailer de son CD « The Way to Go ». Ensuite merci également au Vintage Brussels de m’avoir accueilli pendant deux jours. Le concert à la Guinguette du Parc de Forest a malheureusement été annulé en raison de la météo pourrie du mois d’août. On verra si on peut remettre ça en 2018.  La MJ des Recollets et Lucky D ainsi que l’An Vert et Seesayle qui m’ont accueilli pour des premières parties. Merci à Quentin de m’avoir accueilli pour le Marché de Noël du Mr Bricolage de Gretry. Merci au Village de Noël de Liège de me permettre de prendre froid autour d’un verre ou deux juste avant les fêtes. Et merci aussi à tous ceux qui m’ont permis de jouer quelques notes lors de leurs fêtes privées.  Merci, j’ai kiffé ces moments !   Sans luthiers pas de guitares – Jacques Stotzem & David van Lochem Je ne peux finir l’année sans avoir une pensée pour la belle petite Marie qui nous a quitté si brutalement, j’ai beaucoup pensé à elle quand je jouais de la guitare. Je n’ai pas la prétention de lui dédier un morceau, mais je lui offre une belle touffe de notes sauvages cueillies parmi les plus belles. Musicalement, parle à ma main (gauche) En 2017, j’ai beaucoup travaillé ma main gauche pour un meilleur toucher et plus de justesse. C’est encore toujours un préalable à la finalisation du projet de CD qui me hante depuis quelques années. Je finirai par y arriver. Un jour, je l’aurai ! J’ai également profité de cette année pour commencer à constituer mon premier pedalboard. Ce projet se continue avec l’acquisition de ma DI et l’achat de ma réverb.  Le site Le site aura eu légèrement plus de visites qu’en 2016 mais le nombre de visiteurs reste très stable et a triplé depuis la naissance du site. Merci également pour ça.  Vous aimez les comptes-rendus de concerts et les tests de matos. Ca tombe plutôt bien, j’ai l’intention de continuer à en faire. N’hésitez pas à me faire part de vos envies. Bonnes Fêtes !

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Les fausses bonnes idées pour l'entretien ...

Avant d’entamer le nettoyage, on va commencer par faire un petit nettoyage des bêtises à propos des produits d’entretien qu’on lit un peu partout.   Les bons plans sont des mauvaises idées !   Comme toujours, Internet est votre meilleur ennemi. On y lit des conseils horribles sur l’utilisation de produits pour meubles, produits pour carrosseries, produits alimentaires. Chacun fait comme il veut. Mais à moins d’être un pro du déchiffrage d’étiquettes et des compositions chimiques, évitez les astuces pas chères à base de produits qui ne sont pas spécifiques à la guitare. Ces produits sont moins chers au litre, ce qui peut être intéressant pour une boutique. Mais vu les quantités que vous allez en utiliser au fil des ans, la différence ne se fera pas sentir.   Il est vrai que ces produits sont des produits simples d’un point de vue chimique et que les fabricants chargent l’addition. Mais au moins il n’y a pas d’erreur en vue sur la composition. On aura toujours une formule adaptée aux instruments, un conditionnement adéquat et une notice claire.    Petite liste des fausses bonnes idées, les produits pourris   L’huile d’olive et les produits alimentaires.    La première pression à froid donne un meilleur son en studio que les huiles courantes du commerce qui conviennent mieux pour le live. Nan, je déconne.   L’huile d’olive, ou toute autre huile ou substance d’origine végétale n’est pas conseillée. Les produits de ce type ne sont pas stables dans le temps. Les huiles de ce type ne sèchent jamais vraiment et peuvent rancir. Au fil du temps le dépôt peut prendre une coloration verdâtre (cf. les guitares chez les brocanteurs). Par chance, l’huile d’olive pure utilisée parcimonieusement et rapidement ne pénètre quasiment pas dans le bois, faute de solvant. Il faut l’essuyer entièrement et soigneusement. Sur un bois qui a conservé son huile naturelle, le risque est limité. Elle enlèvera les résidus solubles dans les corps gras, tout comme les huiles minérales. Elle fera également briller et ravivera le fil du bois.   Si cela produit un beau résultat visuellement, sans plus, c’est au prix d’une prise de risque. Sur un bois trop sec, qui a perdu son huile naturelle, sur le long terme ça fera des dégâts. La salive rejoint évidemment la catégorie des produits organiques à éviter.   Les produits pour meubles ou pour voitures   Pourquoi ne pas confier le nettoyage de votre guitare à votre médecin ou à votre boulanger ? Non ? Alors pourquoi la confier aux fabricants de produits pour meubles ou pour voitures ? Pourquoi aller au magasin de bricolage ou chez le garagiste plutôt qu’au magasin de musique ?
Il fut un temps où les produits étaient durs à trouver. La débrouille était de mise et on s’échangeait les bons plans et les produits alternatifs. Ce n’est vraiment plus nécessaire.   Les produits pour meubles   Trois dangers !   Le premier danger auquel vous vous exposez avec des produits non-spécifiques est d’utiliser des produits contenant du silicone. Le silicone est la lèpre des vernis d’instruments. Le silicone s’étale partout, pénètre partout et colle sur tout . Mais rien ne colle sur le silicone, à part la poussière. Outre le fait que cela rendra les réparations et les retouches de vernis compliquées, le silicone peut s’insinuer dans les joints de colle et les contacts. Il rendra le vernis mat avec le temps et pourra même le pousser à s’écailler. C’est un ennemi tellement lent et invisible qu’on le néglige.    Le second danger serait d’utiliser le bon produit au mauvais endroit. Les types de vernis sont différents et les pièces de bois vernies ou non-vernies ne doivent pas être traitées de la même manière. Si vous utilisez un polish sur un bois poreux, les pores seront bouchés et blanc pour un loooong moment. Le polish de voiture ou celui pour les meubles contiendra parfois un abrasif trop rude pour le vernis d’une guitare qui fera ressortir les griffes au lieu de les atténuer.
Le dernier danger est d’utiliser un solvant inapproprié qui attaquera le vernis soit de manière aiguë, soit plus pernicieusement avec le temps. Le vernis pourra devenir mat ou blanchir. Le même solvant pourra chasser l’eau hors du bois du manche qui se marquera plus facilement sous les cordes. Un autre produit contiendra trop d’eau et risque de trop humidifier le bois. Les produits pour meubles laissent également des résidus collants qui font briller, mais fixent la poussière.
Les autres produits 
La plupart des lubrifiants, solvants, et produits 3 en 1 ou tout-en-un comme le WD40 sont à éviter, tout simplement.
Si malgré tout un pro vous conseille un produit alternatif, ne prenez que celui-là, en vous assurant d’acheter la même marque. Ne vous fiez pas qu’au résultat final. Parfois les composants principaux sont identiques, mais méfiance avec les additifs, colorants, cires et parfums contenus dans ces produits. Beaucoup de choses font briller, mais à quel prix ?
L’huile de lin est à utiliser sous sa forme bouillie, doublement bouillie ou polymérisée et pas crue. Mais elle laisse un dépôt plus ou moins collant si on en utilise trop. Ce dépôt peut s’accumuler à la base des frettes et capturer la poussière. Cette huile se solidifie dans les cellules du bois et elle scelle les pores du bois plus ou moins définitivement, ce qui n’est pas toujours souhaitable. Attention les chiffons imbibés d’huile de lin sont hautement inflammables. Autant de bonnes raisons de s’en passer.
Les produits très concentrés, sous forme d’huiles essentielles et ceux faits pour les meubles et les parquets sont à éviter.
Les fabricants mentent
Super ultimate, easy shine … il est clair que le marketing promet souvent monts et merveilles. Parfois on paie cher une formule simple. Les fabricants ont néanmoins une responsabilité de fournir un résultat acceptable, sans causer de dégâts.   Un des produits qui retient l’attention est le fameux « Lemon Oil ». Il est porté aux nues, ou voué aux gémonies selon les écoles de l’entretien du manche.
Le débat autour de ce produit provient essentiellement d’un malentendu. L’huile essentielle de pépin ou d’écorce de citron est un produit très concentré, très parfumé et très acide. Il est mordant, nocif et irritant. Il risque d’assécher le manche de votre guitare. Certaines guitares ont même perdu des frettes collées en l’utilisant. Bref, un produit à déconseiller.   Mais il n’a rien à voir avec le « Lemon Oil » des guitaristes.
Les produits vendus aux guitaristes sous le nom générique de « Lemon Oil » sont en fait des mélanges d’huiles minérales et de solvants. Ils ne contiennent quasiment pas ou même parfois pas du tout d’huile de citron, juste un peu de parfum et de colorant. Quand un tel produit annonce contenir 100% d’huile de citron, cela signifie que l’entièreté du faible pourcentage qu’il en contient provient de citrons. La petite quantité d’huile de pépin de citron retirera les résidus gras du manche, pendant que la majorité des huiles minérales restantes entretiendra et protégera votre manche. Le solvant qui aide à fluidifier le mélange pour qu’il pénètre dans les pores du bois s’évapore rapidement, on essuie l’excédent d’huile et le manche est propre et nourri.   Quand les fabricants de guitare ou les luthiers vous recommandent d’utiliser du « Lemon Oil », ils parlent de cette seconde catégorie de produits qui ne contiennent quasiment pas d’huile de pépin de citron.    Il ne faut pas retirer toutes les cordes d’une guitare en une fois
Un classique, si votre guitare se dérègle malgré tout quand vous le faites, c’est qu’elle a d’autres problèmes. A part pour un ancêtre, le manche contient une barre de fer qui lui permet de résister à la tension. Le manche reprendra sa position sauf si elle reste sans corde pendant une très longue période. Pour une guitare électrique avec des pontets et un trémolo, les réglages peuvent bouger légèrement si vous n’êtes pas délicat. Si votre guitare est amplifiée, évitez de faire bouger le sillet qui appuie sur le capteur piezo. Des petits variations d’appui peuvent avoir des effets dramatiques.
Sur une guitare en bon état, avec un manche qui n’a pas soif, un vernis solide et bien appliqué, la plupart des idées stupides ci-dessus auront heureusement très peu d’impact. Avec le corollaire regrettable qu’elles persistent et se propagent plus loin sur le net.
Si vous avez suivi les conseils de la partie 1 pour ne pas salir votre guitare, le tout grand nettoyage se fera qu’une ou deux fois par an. Des petits entretiens réguliers s’ajoutent à ce grand nettoyage pour garantir fraîcheur du son, look et confort de jeu toute l’année.
Si j’ai oublié des choses, n’hésitez pas à commenter. Vous n’êtes pas d’accord ? N’hésitez pas à vous exprimer !
Je vous raconte le programme d’entretien une autre fois.

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Le duo dont je revais depuis trente ans, j'avoue ...

ComeTogetherDuo.mp31987-2017 ... 30 ans pour y arriver, un rêve d'ado qui se réalise, partager même le temps d'un seul petit morceau la scène avec Jacques Stotzem ... j'ai kiffé grave <img src="" />   Voilà, j'ai sauvé une prise en répét pour avoir une idée de ce que ça pouvait donner ...

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Conférence "Fingerpicking Roots" avec Jacques Stotzem

C'est un peu long, mais ça vaut la peine   Écouter Jacques Stotzem parler des pères de ses pairs et de la genèse de la technique fingerpicking est une chance. Les organisateurs de cette conférence « Fingerpicking Roots » ont dû refuser beaucoup de monde. J’ai eu la bonne idée de sortir les caméras pour filmer cette soirée exceptionnelle. Cette vidéo permettra à ceux qui n’ont pas eu la chance d’y assister en live de voir et surtout d’entendre tout ce qui s’est dit ce soir là. En deux heures, emmené par un orateur éclairé et passionné, on passe du Blues au fingerpicking moderne.

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7 choses sur le rythme qu’un métronome peut vous apprendre !

Le métronome est un outil essentiel pour le musicien. C’est la raison pour laquelle j’ai pris le temps de comparer trois modèles de métronomes. Évidemment, le métronome va vous servir à développer votre sens du rythme et à tenir le tempo sur la durée d’un morceau. Mais répéter avec un métronome va vous apprendre bien plus de choses sur votre rythme interne et le rythme en général.         Améliorez votre sens du rythme et votre tempo ! Évidemment, répéter au click va vous aider à développer une bonne mise en place rythmique. Mais vous pouvez utiliser la fonction « Tap » pour vous entraîner à démarrer au bon tempo quand vous jouez. Pour commencer, fixez-vous une valeur de BPM. Ensuite, entraînez-vous à pouvoir utiliser la fonction « Tap » pour fixer cette valeur sur le métronome. Avec le temps, vous apprendrez à percevoir le décalage entre votre horloge interne et le tempo souhaité.         Améliorez votre écoute ! Travailler au métronome vous oblige à écouter d’une manière différente. Vous devez à la fois écouter précisément ce que vous jouez, mais aussi ce qui se passe en dehors des notes que vous produisez. Finalement cette attention d’écoute élargie augmente votre conscience de la performance dans son ensemble. Cela améliore votre prestation d’instrumentiste, que ce soit en solo ou en groupe.         Travaillez vos faiblesses ! Certains passages plus durs vous forcent à ralentir, parfois de manière imperceptible. Le rythme constant du métronome vous révélera ces passages qui méritent encore du travail pour « passer » sans problème. Quand vous avez l’impression que le métronome accélère, c’est que vous êtes en train de ralentir. Il est temps de s’arrêter et de reprendre tout le morceau plus lentement pour asseoir tous les passages.         Traquez les erreurs ! Le corollaire du point précédent est que vous allez pouvoir travailler précisément sur vos faiblesses. Le métronome vous aide à vous poser les bonnes questions. En général, si un trait ne passe vraiment pas, c’est peut-être que le doigté choisi n’est pas bon, ou qu’il faut changer d’accord ou de position à un autre moment.         Jouez à contretemps ! Pour certains styles de musique, il est intéressant de s’entraîner à jouer à contretemps, sans céder à l’envie de retomber sur le temps du métronome.         Espacez les temps ! Rien ne vous oblige à marquer tous les temps au métronome. En ne marquant qu’un temps sur deux, par exemple les temps 2 et 4, vous développez votre propre sens du rythme. Jouer en marquant uniquement un click par mesure vous oblige à travailler votre horloge interne sans céder à la tentation de vous raccrocher à chaque click d’une croche. Vous pouvez même jouer avec un click pour 2 mesures.         Augmentez votre vitesse ! La vitesse sans maitrise est un défaut. La vitesse sans musicalité est un erreur de vaniteux. Débutez par une gamme ou un morceau et travaillez chaque jour en ajoutant un BPM au métronome. Au moment où vous touchez le plafond de votre vitesse maximum, restez-y un moment avant de reprendre l’ascension. Ensuite, continuez à augmenter autant que possible, tout en gardant un jeu propre. Allez, c’est parti … 3 … 4 … !  

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Le bilan de mon année 2016 ...

Voilà, le rideau est tombé sur l’année 2016. Une année qui aura vu le départ prématuré de pas mal de musiciens talentueux. C’est le moment logique et incontournable pour jeter un œil par dessus mon épaule sur l’année écoulée. Voici le bilan de mon année musicale.

Les chiffres de mon site pour 2016
Vous avez visité mon site environ 67 mille fois (21k en 2010, 48k en 2011, 68k en 2012, 55k en 2013, 68k en 2014, 55k en 2015). C’est une moyenne de 182 visites par jour et un total d’environ 382 mille visiteurs depuis les débuts du site. Le nombre de visiteurs est intimement lié au nombre de concerts que j’ai sur l’année, ainsi qu’aux rencontres et collaborations dont je parle sur ces pages.
Dans le top 10 des articles les plus lus en 2016, l’apprentissage et la compréhension de l’anatomie de la guitare restent votre première préoccupation. Je constate deux intrus dans la liste. Un article à propos de la théorie complotiste du La à 440 Hz que les nazis nous auraient imposé pour nous dominer, et la page tablature que des robots scrutent pour y « voler » des partitions à agréger.
Si on regarde les articles les plus lus depuis la naissance du site, l’antériorité de certains articles bouscule le classement, avec mon plus grand « succès » de tous les temps, le « Pourquoi les chansons durent trois minutes ?« . Reconnaissance suprême, ce billet aura même été plagié. Ensuite, les tests de matos font des scores plus qu’honorables, qu’il s’agisse de tests d’amplis, de microphones ou de caméras comme le test de la caméra Zoom Q8 que j’ai réalisé en partenariat avec Bax.
2016, sera l’année de la vidéo pour moi
Fin 2015 et début 2016, j’ai eu le plaisir de réaliser une série de vidéos pour Jacques Stotzem. Il s’agissait de petits clips pour la promotion de son projet « To Rory – an acoustic tribute to Rory Gallagher ». Ensuite, j’ai filmé et monté quelques extraits de concert, toujours pour la promotion de son CD hommage à Rory Gallagher. Nous avons également fait un petit reportage backstage lors d’un concert de Jacques. J’aurais aimé faire d’autres reportages en backstage, mais le succès est resté modeste.

Conséquence inévitable, j’ai appris énormément de choses à propos de la vidéo sur ce projet. Notamment l’importance de la lumière qui fait vivre ou enterre une séquence filmée. J’ai pu appréhender la différence entre filmer un clip ou assembler des extraits et enregistrer un concert complet en multicaméra. Je comprends aussi que tout le monde triche, on organise des faux lives baignés de lumière, où la télé locale laisse la salle allumée pendant le concert pour avoir de belles images.
Je persiste à vouloir que l’événement musical filmé aille de concert (!) avec le son. Rien ne m’énerve plus que ces vidéos où ce qui se voit sur les instruments n’est pas raccord avec le son. Et dans ce contexte, le ralenti n’est souvent qu’une mascarade.
Dans la foulée, j’ai exploré les possibilités du matos proposé aux musiciens qui souhaitent faire leur promotion, comme les caméras GoPro et la caméras comme la Zoom Q8. Mais je sais que je ne suis pas et ne serai jamais vidéaste. En définitive, ma préoccupation principale reste bien évidemment la musique et je n’ai abordé la question de la vidéo que sous cet angle.
De la vidéo à la biographie
Au cours des échanges pour le tournage et le montage des vidéos, nous avons évoqué la carrière de Jacques Stotzem. Notamment les 25 années passées sur son label actuel et ses 40 ans de carrière. De manière presque logique, la collaboration s’est prolongée par l’écriture du livret biographique accompagnant un CD anniversaire.
J’ai adoré comme tous ces projets de vidéo, d’écriture pour mon site et d’écriture biographiques se sont entremêlés.
Et moi et moi et moi … ?
Avec un peu de mauvaise foi, je pourrais prétendre que le résultat de toutes ces collaborations passionnantes est que la réalisation concrète de mes propres projets a pris un peu de retard. Mais les vraies raisons sont ailleurs. Je n’ai pas réussi à avancer pendant la seconde partie et la fin de l’année où j’étais libre. Mais j’ai engrangé des compétences et des connaissances qui de toute manière me seront utiles en matière de réalisation et de promotion musicale.
J’ai eu quelques concerts sympas. Notamment le concert à l’IfaPME qui m’a permis de rencontrer les sympathiques Paolo Loveri et Nicolas Gaul. Je suis repassé par la case « apprentissage » avec le stage à Virton qui m’a permis de sortir un peu de ma zone de confort en abordant des styles que je pratique moins. J’en ai d’ailleurs profité pour ajouter un des morceaux vus au stage à mon répertoire de duo avec une chanteuse. J’ai joué pour la première fois de ma vie dans un magasin de bricolage, au rayon perceuses.
Fin 2016, j’ai testé mon premier live Facebook, avec des bonnes et des moins bonnes idées.
Je commence l’année 2017 par deux dates bookées en janvier, un projet de pedalboard en cours et des bonnes nouvelles côté collaborations avec Jacques Stotzem, ça s’annonce plutôt bien.

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Jacques Stotzem - 25 Acoustic Music Years (livre+CD)

J'ai reçu "le" livre-CD il y a quelques jours déjà. J'ai eu le plaisir de collaborer à la naissance de ce beau livre-CD en écrivant le texte du livret.   25 ans sur un label, c'est un bel anniversaire qui méritait un CD, mais aussi un regard en arrière. C'est une étrange émotion que de tenir ce bel objet en main quand on a participé à sa concrétisation.  

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Mes doigts sont trop …xxx… pour jouer de la guitare !

J’entends régulièrement mes élèves se plaindre que leurs doigts sont trop courts, trop longs. trop épais ou trop faibles. Mais en réalité, jouer de la guitare n’a rien de naturel et aucune main n’est prédestinée à en jouer.   Voici quelques conseils pour améliorer votre main gauche (ou la droite si vous êtes gaucher).
Échauffez vos doigts !
Pour bien commencer, l’échauffement de vos muscles et de vos tendons permet d’éviter les blessures et la fatigue musculaire. Mais un bon échauffement assouplit vos doigts et vous permet d’être plus précis et d’augmenter la flexibilité de votre main, ce qui vous permet de poser des accords plus étendus. Vous pouvez relire ceci : s’échauffer avec des gammes chromatiques, par exemple.
Renforcez votre main !
Il faut exercer la bonne pression sur les cordes, suffisantes sans être excessive. Seul un bon contrôle musculaire pourra vous donner un son net. Utilisez des gammes et des exercices en vous focalisant sur la pression exercée et sur la partie du doigt utilisée pour appuyer sur les cordes. Utilisez la pulpe de la pointe des doigts, non loin de l’ongle, sans laisser votre phalange s’aplatir sur le manche. Seule la pointe du doigt doit toucher vos cordes. De plus, veillez à placer votre pouce au milieu du manche pour donner plus d’appui à vos doigts.
Utilisez un doigt sur deux cordes
Si vous avez la chance (!) d’avoir de gros doigts, essayez de fretter deux cordes avec un seul doigt pour les accords comme le Mi mineur, par exemple. Finalement votre handicap devient un avantage !
Choisissez votre guitare et vos cordes !
Une fois votre position de main droite corrigée, n’hésitez pas à essayer d’autres guitares. Un manche fin pour des petites mains, un manche large pour des mains longues et fines. La courbure de la touche et du dos du manche sont aussi des facteurs déterminants pour choisir l’instrument qui vous convient. Trouver un profil de manche qui vous convient est un sujet qui mérite du temps et de l’attention.
Choisissez également des cordes avec un tirant moindre qui augmentera l’espace entre les cordes et diminuera la force nécessaire pour obtenir un son satisfaisant.
Quoi qu’il en soit, vos doigts feront l’affaire. Django Reinhardt ayant perdu l’usage de annulaire et de l’auriculaire dans un incendie jouait brillamment avec seulement deux doigts.   Et enfin, répétez ! Plus vous jouerez et plus vous découvrirez comment compenser les petits défauts de votre anatomie.  

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Câble de guitare : comment choisir le meilleur ?

Quand un guitariste progresse, parallèlement son oreille apprend à discerner les plus infimes détails du son sortant de son ampli. Après avoir consacré pas mal de budget à son instrument, son ampli et ses effets, vient le moment d’élever le niveau du maillon oublié de la chaîne : le câble.  Quel câble ? Les câbles les plus courants pour les guitaristes sont des câbles de type Jack-Jack.Il s’agit d’un connecteur jack 1/4″, soit 6,35 mm. Ils existent en mono ou en stéréo. Comme d’autres j’appelle ces câbles des « jacks ». Pourtant cette appellation est habituellement réservée aux embases femelles. L’insert mâle se décrit correctement sous le nom de « plug ». Mais ce vocabulaire prêterait le flanc à trop de jeux de mots douteux et de situations embarrassantes. « Où j’ai mis mon plug ? Tu me files ton plug, j’ai oublié le mien. ». Bref, restons-en à « jack ». Il existe également des connecteurs mini-jacks de 3,5 mm, qu’on retrouve sur les casques audio nomades et certains appareils d’entrée de gamme. La petite taille, le faible diamètre du connecteur et la surface de contact moindre le réservent plutôt à des usages éloignés de la scène. Hormis pour le look, votre style de musique n’a pas d’importance pour le choix du câble. Le câble doit transporter un signal électrique sans l’altérer. Peu importe le style de musique qui constitue ce signal électrique. Certains artistes ne jureront que par la couleur sonore de tel ou tel câble, mais passé un certain niveau de prix, tous seront bons. Quelle longueur ? La longueur d’un câble est habituellement comprise entre 3 m (10 feet) et 7,5 m (25 feet). En dessous de 3 m, la mobilité du guitariste est compromise (à moins de passer tout le concert couché ou à genoux). Au-delà de 7,5 m le son transporté par le câble commence à subir des dégradations notables. Les dégradations du son sont la montée du bruit et la perte de fréquences sonores distinctes. Ces dégradations vont altérer la restitution propre du son de la guitare. La règle d’or sera « Aussi long que nécessaire, aussi court que possible ». Ne pensez pas à la taille de la scène mais au trajet jusqu’aux effets ou au boitier de direct. Entre vos effets, veillez également à garder les câbles courts. Comment reconnaître un bon câble ? C’est un des rares domaines où le prix est un réel indicateur de qualité. La conception et le choix des matériaux pour une pièce d’équipement en apparence simple seront déterminants. La différence entre un câble bon marché, moyen de gamme et haut de gamme est nette. La différence au niveau du son sera à la limite du perceptible pour une oreille peu entraînée. Mais le gain en solidité et fiabilité justifie l’investissement. Les câbles sont mis à rude épreuve. Ils sont roulés, étirés, déroulés et piétinés tout au long de leur vie. Les connecteurs subissent des tractions et des torsions. Le matériau conducteur du câble doit être solide et flexible tout en transportant le signal de la manière la plus précise possible, sans parasites et sans pertes. La finition des connecteurs et de la gaine du câble est ce qui vous sautera aux yeux, mais le cœur du câble a ses secrets. Pour optimiser le transfert des électrons dans le conducteur, les fabricants jouent sur les alliages et les traitements chimiques ou thermiques. Le blindage permettra d’éviter les parasites. L’induction, la capacitance et la résistance du câble seront des indicateurs de qualité, mais ils résultent de compromis de conception et ces valeurs ne sont pas à prendre comme des indicateurs absolus. Les larrons ont un nom ! A vous de faire votre shopping dans les câbles au look ravageur. La fiche technique de chacun de ces câbles promet un son haut de gamme. Que ce soit chez Vovox, Mogami, Klotz, Spectraflex, Monster rock, Jena cables, entre autres, ou même juste à l’entrée du haut de gamme avec Planet-waves, vous trouverez chaussure à votre pied.  

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Les chevilles du chevalet: ébène vs plastique

Cela fait quelque temps que je suis à la recherche de nouvelles chevilles pour ma Martin OM21C. Malheureusement en raison d’une réglementation américaine, les modèles en ébène avec incrustation de nacre que je convoitais ne peuvent plus être exportés en dehors du territoire US, ni par Martin, ni par Steward Mac Donald.   Note: si la plupart des espèces utilisées dans l’industrie ne sont pas menacées ou protégées dans le cadre de la CITES, le commerce transfrontalier reste un point d’entrée pour la contrebande de produits illégaux. La preuve de la légalité incombant au pays exportateur, il est souvent plus facile d’importer ce type de matériaux de pays notoirement peu regardants sur l’origine de ce qu’ils exportent que d’exporter au départ de pays soucieux de respecter les législations en vigueur. Pour cette raison, sur les modèles exportés, les chevilles sont en plastique, ce qui évite de longs retards en douane et des tracasseries administratives, voire un blocage et une confiscation de l’instrument pour quelques points de nacre ou du bois d’origine suspecte.   Si le plastique utilisé pour les chevilles me semble qualitatif, je me suis souvent demandé si ce n’était pas un pis-aller et si ce genre de détails pouvait « vraiment » faire une grande différence.   J’écumais les sites pour voir si par hasard il ne restait pas un stock de ces chevilles en ébène et nacre dans un recoin. En vain. Mais en rangeant mon matériel d’entretien pour la guitare, j’ai fait une découverte. J’avais commandé il y a bien longtemps des chevilles pour remplacer les chevilles de ma guitare Bourgeois. Hélas, trop fines, elles ne convenaient pas, et je ne les ai eues en main que quelques minutes avant de les remiser dans un coin d’une boîte à outils. Des jolies petites chevilles en ébène et nacre ! Quel idiot, ce que je cherche depuis des mois était sous mon nez ! Excité comme une puce africaine, je me suis lancé dans l’installation des chevilles. Changement de cordes, inspection des trous et nettoyage. Elles sont parfaites, pile au bon diamètre.   J’ai enfin la réponse à ma question: Oui, la différence est très nettement perceptible. Ceci confirme l’impression selon laquelle plus une modification est proche de la source mécanique du son, plus son effet sera important.   Je note un peu plus de chaleur, un son plus rond et, si je puis me permettre une visualisation toute subjective de ma perception de la modification du son, je pense que l’ébène est un peu plus rapide, le pic d’attaque est un peu moins « sec », ensuite la perte de volume est plus progressive donnant une impression d’un sustain plus long. Sur les cordes extra-light, le rendu avec le plastique donne une attaque où le son est un peu claquant. Le plastique a un pic de volume maximum un brin plus marqué, ce qui pour le jeu aux onglets est presque un désavantage.   La diminution relative de ce point particulier, associée au supplément de chaleur et le léger surcroît de sustain perçu me plaisent. Du coup, le diamètre et la tension des cordes sont moins sujets à marquer des différences d’attaque et le son semble plus équilibré surtout entre les cordes aiguës et le médium. Si ce n’est pour des raisons esthétiques, il est facile de renoncer au petit point blanc en nacre pour opter pour un modèle plein en ébène qui sera exporté sans soucis.   En faisant quelques recherches sur le sujet, je suis tombé sur cette excellente vidéo qui illustre parfaitement la question avec d’autres matériaux comme la corne, le palissandre et le laiton.   https://youtu.be/fOKGuLTyeqk   Pour le prix modique de cette amélioration, ça vaut un bon 10/10 sur mon échelle de piments ! En tous les cas, ça vaut la peine de tester le matériau qui convient à votre jeu et votre guitare.      

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La caméra Zoom Q8, prise en main

Le magasin en ligne Bax-shop.fr me donne l’opportunité de tester un produit destiné aux musiciens.   Ce produit, je ne l’ai pas choisi au hasard dans leur catalogue. Avec la caméra Zoom Q8, je voulais un produit qui soit un trait d’union, un dénominateur commun entre tous les artistes au budget réduit qui tournent un peu ou veulent sortir de leur garage. Quel que soit le style musical, en solo ou en groupe, certains défis sont communs à tous.   Qui sommes-nous ?   Des artistes qui souhaitons documenter notre travail, en répétition ou en live ou à des fins pédagogiques, avec des vidéos en autoproduction. Des vidéos destinées à notre propre usage, à notre public et à des organisateurs. Des vidéos qui ont une qualité vidéo ET sonore satisfaisante, du matériel dont l’utilisation est facile et avec une post-production simple.   Que voulons-nous ?   Une caméra compacte, solide et versatile, pour un budget raisonnable, qui nous permette de filmer en HD avec une sensibilité suffisante pour les éclairages de concert. Une caméra qui permette de capter le son ambiant et le son direct des instruments de manière qualitative.   Ma très récente collaboration pour filmer, monter et produire des vidéos avec le grand maître de la guitare acoustique qu’est Jacques Stotzem me l’a confirmé, la vidéo est devenue incontournable dans le parcours de l’artiste. Que ce soit un trailer pour un album, des interviews en backstage ou des extraits de concerts ou des coulisses de répets, la création de contenu vidéo est essentielle pour alimenter les réseaux sociaux et les fans avides d’actualité musicale.   Pour les artistes, il est impossible de se passer de la vidéo. De la capture des répétitions pour parfaire une prestation scénique, en passant par la captation des concerts jusqu’au clip fait maison, tout est contenu à capter et à diffuser vers les fans. Même pour les cours de musique, les enseignants ont de plus en plus souvent recours à la vidéo comme support d’apprentissage.   Et le plus dur à réussir dans la vidéo musicale c’est le son. Que ça soit avec une caméra de sport type GoPro ou un appareil photo permettant de capturer des vidéos, le son sera souvent à peine exploitable. Trop de belles vidéos de concert sont accompagnées d’une purée de son que la compression lors de la mise en ligne finit de dégrader. Les réflex numériques dépassent rarement les 40 minutes de vidéo sans recours à des couteux accessoires. Ils sont compliqués à mettre en œuvre. D’un autre côté, une caméra vidéo professionnelle, en plus d’un budget conséquent, aura des contraintes d’utilisation et d’encombrement difficile à concilier avec la pratique occasionnelle de la vidéo.   La solution idéale jusqu’à présent consiste à filmer avec une (ou plusieurs) caméra (s) fixe (s) et à confier la capture du son à un enregistreur multipiste, pour capturer à la fois le son ambiant et les instruments, soit directement, soit via la table de mixage. C’est la meilleure garantie de contrôler la qualité de la prise de son. Cela nécessite deux appareils distincts, et génère beaucoup de paramètres à contrôler. Il faut garder un œil sur tout, de la connexion au démarrage des enregistrements. Le travail de synchronisation entre le son et l’image en post-production est également plus complexe. La marque Zoom, avec sa caméra Zoom Q8 intègre une caméra HD et un enregistreur multipiste dans un appareil compact et maniable. Zoom a une belle réputation dans le domaine des enregistreurs multipistes-numériques portables. L’intégration d’une caméra au format HD est une évolution naturelle pour répondre au besoin exprimé par les artistes.   Voici une (longue) vidéo détaillant les (nombreuses) possibilités de l'engin :   https://youtu.be/FDSjtADQVcM   et une vidéo courte pour tester la qualité d'enregistrement de la caméra Zoom Q8   https://youtu.be/WbqPwZ3DrJg  

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Shower-cover: Mercedes Benz (J. Joplin)

Malade, m'ennuie alors je chante dans ma douche. (Note chanter n'était pas une bonne idée, sur le moment la ventilation a fait plez à ma bronchite, mais le soir j'ai payé cher).

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