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Les tensions... ou le jeu de l'élastique: attention : Pavé !

Lestael

3 333 vues

Préliminaire :
Ce petit billet n’a pas pour vocation de « vous apporter la lumière »… Ni même de vous donner des solutions toutes faites (il n’y en a pas…) ni même de dire : « ça c’est mal » ou « ça c’est bien ». Ce sont des choses que l’ont m’a apprises… que je travaille beaucoup (et que je suis bien loin de maîtriser)
Il est juste là pour essayer d’expliquer certaines choses, donner quelques clés de compréhension, des pistes à explorer, et vous aider à mieux construire vos morceaux et improvisations.

Ce billet s'adresse à des personnes au niveau intermédiaire... intermédiaire-avancé.



---------

"Fat" Bob a dit un jour : "Si tu tires trop, l'élastique casse... Mais si tu sais le détendre au bon moment... il ne casse pas".

Et mine de rien... en musique, cette petite phrase n'est pas si idiote que ça et est pleine de bon sens.

Quel est le point commun entre le Bolero de Ravel, Nothing Else Matters, Stairway to Heaven, So Long Marianne de Cohen, Ne Me Quitte Pas, Casser La Voix de Bruel, So What de Miles Davis, ou n'importe quel concert que vous êtes allé voir et dont vous avez dit en sortant "OUAHHHHHHHHHHHH".... ?

Vous ne voyez pas? Vraiment pas? Et bien... un principe très important en musique : la tension / la résolution (ou relâchement).

Ce principe qui fait que l'auditeur se sent pris dans une sorte de spirale montante montante... et puis d'un coup.... arrivé au point culminant.... tout semble logique... et finalement... imparable.

Ce principe peut s'appliquer à beaucoup de choses, en musique : un morceau... mais aussi un album, un solo ou même un concert (combien de concerts finissent par LE morceau péchu du répertoire du groupe, avec des effets de lights monstrueux, pour finir d'un coup, dans le noir?)

L'idée est relativement simple... en théorie : apporter de la tension, petit à petit, la faire grandir, encore et encore... et puis conclure par quelque chose d'apaisant. Vous le voyez, rien de plus simple.

Là où ça se complique... c'est quand on commence à analyser la chose. En effet : comment apporter de la tension? Comment apaiser?

Il y a plusieurs pistes pour ça : le rythme, le volume, l'ampleur sonore, l'harmonie (c'est amusant, non? On en revient presque au sujet du billet de The Athena.)

Voici un morceau de "FAT" Bob (The Kiss) qui illustre merveilleusement bien ce principe et vous aidera à mieux comprendre ce que je veux dire :

http://www.youtube.com/watch?v=e4Z3yhbGFGE

Vous avez remarqué? Au début, peu d'instruments... quelques accords, et une batterie basique... et plus on avance dans le morceau, plus le vide sonore se remplit : guitare mélodique, une autre la rejoint un peu plus en fond... la batterie devient plus complexe, les instruments prennent de plus en plus de place avec quelques passages qui peuvent faire "grincer les dents" (vers 3'00 , entre 3'25 et 3'30 et vers 3'50 avant que "Fat" Bob ne se mette à chanter) ... Jusqu'à ce que la voix de "Fat" Bob arrive... Elle n'est pas posée... elle est haut perchée, agressive... et puis, peu à peu, tout retombe, tout se calme....

Autre chose de remarquable : le temps écoulé entre le début du morceau, et l'apogée de la tension... et celui entre l'apogée de la tension, et la fin du morceau, plus calme : la longueur n’est pas la même… la tension se relâche plus vite qu’elle n’est arrivée.

Alors certes, les Cure ne sont pas le groupe le plus technique, ni le plus porté sur l'impro (quoique....) ni même les meilleurs musiciens du monde... mais l'analyse de ce morceau a au moins l'avantage d'illustrer de façon claire le propos : comment arrive la tension, comment arrive le relâchement.

La tension arrive donc de différentes façons :

- Elle peut être liée à la dynamique, au volume à l’espace sonore : les instrumentistes jouent de plus en plus fort... et pas simplement en montant le volume... mais aussi en ayant une attaque plus incisive. Comment cela peut se traduire sur une impro en guitare ? Et bien en variant les attaques, en jouant avec le bouton de volume (quand on joue en électrique)… mais aussi en passant d’un jeu en single note à un jeu à plusieurs notes (double stop, octave….) on peut aussi accentuer une distortion, jusque là discrète qui peut alors se faire plus rageuse….
Toute cette augmentation provoque une tension, dont la résolution serait une baisse progressive du volume, pour atteindre en fin d’intervention un niveau sonore comparable à celui du début.

- Elle peut être rythmique : peu de notes... puis de plus en plus... ou encore... commencer lentement... puis accélérer petit à petit le tempo.. Les possibilités sont nombreuses. Surtout si l’on considère aussi que la tension arrive par un sentiment d’instabilité… Et c’est avec le rythme que les choses commencent à devenir intéressantes. En effet, quand on dit « Jouer plus de notes », on pense tout de suite à diviser le temps… et le réflexe est de remplacer les noires, par des croches, les croches par des doubles etc… Mais il y a deux voies auxquelles on pense rarement :

- Le découpage non binaire du temps. En effet… Pourquoi remplacer une noire par deux croches ? Pourquoi pas par un triolet de croches ? Ou pourquoi pas par un un quintolet ou un sextolet de doubles croches ? (division du temps par 3, 5 ou 6 )

- On peut aussi découper la mélodie « autrement » et jouer sur les répétitions. Je m’explique : vous jouez un blues, en 4/4 (quatre temps donc), vous posez une mélodie en 3 temps…. Et vous la répétez… Vous aurez ainsi le schéma suivant :
Accompagnement : 1 2 3 4 / 1 2 3 4 / 1 2 3 4 / 1 2 3 4 etc….
Mélodie :                  1 2 3 1/ 2 3 1 2/ 3 1 2 3 /1 2 3 1 etc…

Vous remarquerez alors que le 1e temps de la mélodie se trouvera décalé par rapport à celui de l’accompagnement : 1e mesure, le début de la mélodie tombe sur le 1e temps…. Et le 4e de l’accompagnement… sur la seconde, c’est sur le 3e, dans la 3e mesure, c’est sur le 2e… et ce n’est que sur la 4e mesure que le début de la mélodie retombe sur le 1e temps de l’accompagnement… on résout la tension.

Bien sûr, les exemples que je donne ne sont que des pistes… il existe tellement de possibilités.

La résolution de ce type de tension peut se faire par un discours musical moins fourni : beaucoup d’interventions de solistes se terminent par un passage plus calme, et une note longue.

Avec cet aspect, vous touchez du bout du doigt… pardon… vous effleurez la poly rythmie (celle du pauvre !)

- Elle peut être harmonique. C’est, à mon sens, la partie la plus complexe de ce sujet. Et on aborde des connaissances pointues, et le jeu OUT. Commençons par poser une base : vous le savez probablement, un accord est tiré d’une ou plusieurs gammes. Plus l’accord est complexe, plus le choix de gammes dont on peut imaginer qu’il provient est restreint.

Par exemple : un accord de Do majeur (Do Mi Sol) si on ne se contente que des gammes majeures, peut être issus de 3 gammes : celle de Do, celle Sol celle de Fa (soit avec aucune altération, avec un # (le fa) ou avec un b (le si) ) ) ou encore les modes Ioniens, Lydien et Mixolydien de Do. Si je complexifie cet accord, je restreins les gammes possibles. Ajoutons lui une 7e… Si elle est majeure (Si) on a deux choix possibles : soit on est en Do, soit en Sol. En revanche si elle est mineure (Sib).. avec ce qui est dit ci dessus, on voit bien que seule la gamme de Fa est utilisable.

Dans ce cadre, pour jouer avec les tensions, il faut jouer avec les harmonies. Si vous jouez une gamme dont l’accord ne peut pas être issus vous créérez des tensions… et plus la gamme sera éloignée, plus la tension sera grande. Grosso modo, et pour reprendre notre exemple… Sur l’accord de Do 7 dont nous parlions… nous pouvons jouer en Fa… Si nous jouons en Do dessus, seule la 7e « frisera » (une 7e majeure sur un accord avec une 7e mineure) mais si nous utilisons la gamme de La (avec 3# à la clé : le Fa, le Do et le Sol) ça coincera beaucoup plus, vu que la Tonique de l’accord, et sa quinte seront altérées dans la gamme utilisée.

Vous saisissez le concept ?

Bien… alors, ça se complique : à l’intérieur d’une même gamme, toutes les notes n’ont pas la même valeur ! Reprenons notre Do 7 (Do Mi Sol Sib) et la gamme dont il est issu : Fa Sol La Sib Do Ré Mi Fa.
L’accord est composé de 3 notes de base : T 3 5 … la gamme en ajoute autres : le Fa, le La le ré et le sib (la fameuse 7e). Si vous jouez ces 4 notes sur l’accord… il y aura un sentiment d’instabilité… qui demandera à se « résoudre »… pourtant vous êtes dans la bonne gamme. Vous arriverez à rétablir un sentiment de stabilité en finissant votre phrase sur l’une des 3 notes de base de l’accord. Le sentiment de stabilité le plus grand étant donné par la Tonique, bien sûr.

Ainsi, les tensions apparaîtront en jouant des notes de la gamme hors de l’accord… ou mieux… en dehors de la gamme. Et le relâchement / résolution se fera en revenant à la gamme de départ, voire l’accord. Attention cependant… la limite entre tension / jeu out et jouer faux est très très fine.

Pour ceux qui ont fait le défi sur l’impro en sol sur un blues… Sans le savoir, vous avez joué avec ces concepts.
Si vous avez utilisé la gamme penta majeure de Sol… vous étiez dans le cas le plus consonant possible.
Si vous avez utilisé la penta mineure… il y avait déjà une possibilité de tension… Et bien oui : rien que sur le premier accord (Sol majeur : Sol Si Ré) vous utilisé une gamme mineure (sol SIb do ré Fa)
Si vous avez utilisez la gamme de blues de sol.. vous avez ajouté une autre tension : le réb ou do# : une quinte diminuée sur un accord à quinte « normale »… et cette analyse ne vaut que pour l’accord de début du back track.
Si vous avez utilisé la gamme de Sol Dorien… alors là… Bingo : les tensions offertes sont nombreuses : Sol dorien correspond à une gamme de Fa, donc avec un Sib… vous avez Donc Sol La Sib Do Ré Mi Fa Sol…
Et si vous êtes allé chercher un peu ailleurs… (ne serait qu’un bend entre, par exemple un Fa et un Sol) là, vous titillez les prémices de ce que j’essaie d’expliquer.
Et c’est là que le concept de note cible prend tout son sens : on part d’une note… on arrive à une autre…. Le chemin peut être stable ou non… L’arrivée doit l’être.
Un bon moyen de débuter consiste à utiliser les notes d’approche : on veut jouer un Do sur l’accord de Do ? Et bien amenons le par un chromatisme ascendant (Si-Do) ou descendant (Réb-Do)
Un autre moyen peut consister à déplacer la gamme que l’on utilise… Sur l’impro blues en sol, commencer la phrase par la penta mineure de Sol# et la finir sur celle de Sol…. Ce ne sont que quelques pistes…. Il y a tant et tant de choses à faire ! (dont utiliser d’autres gammes… il en existe tellement)

Il y a aussi des choses qui n’entrent pas vraiment dans l’une des catégories ci dessus :

- Jouer une phrase ascendante apporte plus de tension qu’une phrase descendante.
- Jouer dans les aigus apporte plus de tension que jouer dans les graves.
- Faire de grands écarts entre les notes apporte plus de tension que de jouer des notes proches.
- Faire de longues phrases apporte plus de tension que des phrases courtes.

J’ai aussi abordé le temps, dans son aspect durée. C’est important… Très.

En effet, quand on joue avec les tensions, il y a quelques règles à respecter.
On amène une tension en partant d’un point A au point B, point culminant… puis on résout en allant vers un point C… Le chemin entre A et B doit être plus long que celui entre B et C.

C’est une règle importante.

Il est également possible de faire des tensions résolutions par palliers :

Partir du point A… arriver à la tension maximale au point F puis à la résolution finale G… en passant par les points B C D et E qui sont des tensions et résolutions intermédiaires.

Voici le schénma :
A : départ.
B : tension intermédiaire
C : résolution, mais à un niveau supérieur que le point A.
D : on repart vers une tension, mais de niveau supérieur au point B
E : nouvelle résolution, supérieure au point C.
F : tension « finale », point culminant,.
G : résolution finale, de niveau équivalent au point A.

Bien sûr, enfin, chaque facette de ce concept peut être mélangé à un autre, à différent degrés, de différentes façons….


Voilà. Je pense qu’il y a déjà de quoi travailler.
J’espère que le concept vous paraît un peu moins obscur… Je n’ai fait qu’effleurer le sujet, bien que la quantité d’informations soit assez grande.

Vous savez ce qu’il reste à faire…. Bosser, comprendre, travailler, essayer, bûcher, tester, travailler encore…


PS: si vous avez des remarques, questions, corrections, demandes particulières, précisions ou juste un commentaire à faire... surtout n'hésitez pas.!
PPS: je viendrai mettre d'autres vidéos pour illustrer, mais un peu plus tard.

1ere Edition

Je vous avais promis de venir ajouter de quoi illustrer... Et bien voici une première vidéo : il s'agit du morceau Have You Heard de Pat Metheny.






Première chose à la quelle il faut être attentif, c'est la façon dont le thème est composé : une mélodie à la guitare, avec un petit motif répétitif, précédant une intervention "solo" des percussions qui se conclue sur une longue pause....

Deuxièmement... lorsque le thème est repris, il est doublé à la voix : un instrument supplémentaire apparait, qui donne de l'ampleur au son.

Troisièmement le solo.... bien qu'il soit très rapide dès le départ... il ne cesse de devenir plus dynamique... et surtout... que de passages tensions / résolutions avec le jeu out... et on a droit à toute la panoplie, de la "simple" note de passage pour arriver à une note cible à un passage dans des harmonies plus ou moins éloignées vers 2'15 / 2'30 / 2'40 etc... (désolé de ne pouvoir être plus précis, mais je dois avouer que mes compétences (ou mon incompétence ;) ) me permettent d'entendre les passages, mais pas de les analyser harmoniquement (je ne vous dirais donc pas sur quels accords ça se passe, ni quelles gammes il utilise :D mais au moins vous pourrez les repérer à l'oreille)) ... et le tout en passant, comme vers 2'45 par le schéma répété en chromatisme jusqu'à résolution...

Vous avez senti ce sentiment étrange d'instabilité que procurent ces passages? Et surtout avec quel brio Metheny revient sur quelque chose de plus stable? Voilà un exemple parfait de tension/résolution, par un grand grand Maître ....

2e Edition :

Voici une version live de Sunny (Boney M) par Pat Martino Trio et John Scofield ...

Je l'ai trouvée vraiment bien pour illustrer le propos de ce billet.

En effet, remarquez comme chaque solo est construit... le début en douceur... et puis l'intensité qui monte...
Le jeu de Scofield est vraiment un modèle ici :
Début de solo aéré, plein de pauses... puis qui se rempli, qui fait de plus en plus de diversions harmoniques, qui passe en jeu en accords...

Il est dommage que la vidéo soit coupée au bout de 10 minutes... Mais c'est un grand moment de jazz.



Amusez vous bien.

3e Edition :

Et bien, nous y voilà : la 3e et dernière édition concernant ce pavé, avec un 3e exemple.... qui ne sera pas tiré du monde du jazz... mais du Heavy Metal.... et plus précisément du monde des Shredders (bien que je n'ai jamais considéré le monsieur dont il va être question comme un shredder...)

Le morceau en question est "For The Love Of God" de Monsieur Steve Vai (si vous ne le savez pas encore, apprenez que j'admire énormément cet artiste) tiré de l'album Passions and Warfare, ici en live avec The Holland Metropole Orchestra, en 2005.

 

 

Pour ce live, les arrangements ont été entièrement refaits, pour tenir compte de l'orchestre, cependant, la structure du morceau et sa dynamique n'ont pas été modifiées du tout.

 

Il y a juste une "mini intro" ajoutée, et un final "live".... pour le reste....rien ne bouge.

 

Le morceau est écrit comme un solo avec variation sur un thème.... et c'est pour ça qu'il est intéressant dans ce billet.

 

Après, donc, notre "mini intro" spéciale pour le live d'environ une minute, le morceau, tel qu'écrit à l'origine commence :

 

Un thème joué par un hautbois et peu d'instruments : une basse, une harpe en arpèges et par ci par là, des pizzicatos de violons.


A 1'45... le thème reprend... et on commence à entrer dans le monde de la tension et du relâchement : deux flûtes traversières et un basson viennent jouer le thème avec le hautbois, et le thème a évolué : il est plus étoffé. Les cordes ne sont plus en pizzicatos, mais en notes longues.

 

2'30 : intervention en son ultra saturé du Maître, pour le "refrain". En même temps que lui, arrivent la batterie et les cuivres !

 

3'12 : reprise du thème, qui est beaucoup plus rempli et varié... Vai commence a faire usage du Floyd Rose, et l'accompagnement des cordes est plus soutenu. Les cuivres, eux, ponctuent des phrases de guitare de plus en plus longues.

 

3'55 nouvelle reprise du thème, et cette fois ci, on commence à voir apparaître le jeu out (grâce à l'habile utilisation du vibrato qui apporte un certain flou sur les notes jouées (bien que "flou" et "Steve Vai" soient à l'opposé l'un de l'autre !) et certains sons non musicaux apparaissent (bruits de cordes frottées, descentes "scratch" dans les graves)

 

4'40: nouvelle reprise du thème, et là, nous sommes dans les notes très aigues. La densité a augmentée (admirez encore une fois l'utilisation du Floyd Rose qui donne un aspect "vibrant" et "vivant" aux phrases mélodiques) et le "solo" qui joue un peu plus sur les tensions mélodiques (entre 5' et 5'20)

 

5'20, le "refrain" revient, mais il est méconnaissable. Il accentue encore les tensions, en faisant la part belle aux grands écrats de notes (phrases commencées dans les graves, et montées rapidement dans les aigus) et qui se conclue rapidement sur un petit relâchement que Monsieur Vai nous offre par un très esthétique mouvement de bras (voir ce type jouer est un vrai bonheur, tant il vit sa musique)

 

A 6'00 : le thème est repris, presque note à note (j'ai bien dit "presque" : il y a quand même beaucoup de variations, mais on le reconnait tout de suite).... pour ralentir le rythme.... et arriver sur une sorte de délire guitaristique, sur fond de pédale orchestrale sur l'accord qui va conclure le morceau... créant ainsi à nouveau une tension (nous sommse suspendu à attendre la conclusion final, et on sent bien que le morceau ne peut pas se conclure ici) pour arriver à la conclusion à 9'00.

 

Voilà.... j'espère que vous y voyez un peu plus clair dans ce concept.... et que les exemples vous ont aider à saisir un peu mieux de quoi il était question, et à quel point les possibilités sont énormes.

 

J'espère aussi que maintenant, en entendant des morceaux comme Talkin'bout a revolutiion, Nothing Else Maters, le Bolero de Ravel etc etc... vous vous rendrez compte de ce qu'il y a derrière, et de pourquoi on sent l'énergie monter monter monter.....

 

Bonne musique à vous tous!



10 Commentaires


Commentaires recommandés

Invité lesalexs

Posté(e)

Merci pour ce billet, il ne me reste plus qu'à le digérer, le comprendre puis le travailler.

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Très bon billet, j'ai pas du tout le niveau requis pour tout faire surtout niveau harmonie mais le billet est tres clair et permet a un novice comme moi de comprendre certains principes et surtout de les reconnaître quand j'écoute un morceau pour mieux appréhender sa conception.

 

Et surtout ca me donne envie de tester d’expérimenter, de bosser, manque le temps mais l'envie et la et le billet ravive encore plus le feu

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Une première édition, avec un exemple auditif de m'sieur Metheny, qui a bien voulu se préter au jeu.

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Tellement pavé que je n'ai pas encore de temps pour le lire entièrement.

Merci pour ce billet.

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Il y a pas mal de choses dedans... c'est dense... j'ai hésité à scinder... et puis... bah... c'est écrit.... donc, les gens peuvent y revenir s'ils en ont envie :D

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Une deuxième édition avec un exemple issu d'une impro du Pat Martino Trio et Scofield.

 

Je vais partir à la recherche d'un 3e et dernier exemple... issus d'un autre style que le jazz... pour montrer que c'est un peu universel. (Même si le jazz est, par définition, le gros consommateur de ce concept)

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Et hop ... la 3e édition est ajoutée.... en espérant que ce billet vous aura plus, et vous sera utile....

Et que vous pourrez vous en servir dans vos reprises, compositions et/ou solos !

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