Vous aimez T4A ? Parlez-en à vos amis, envoyez-leur notre adresse !
RSS T4A Pinterest T4A Youtube T4A Twitter T4A Facebook T4A Google+

Comment tenir le médiator

Besoin d'aide à propos de ce cours de guitare ?Aide
Sauvergarder ce coursSauvegarder
Dans ce cours nous allons apprendre comment tenir le médiator. En effet, jouer avec celui ci peut être très difficile pour un débutant, c'est pourquoi nous allons apprendre à le tenir histoire d'avoir les bonnes bases.

Prérequis pour ce cours : Aucun
Travailler ce cours : Aucun




Vous aimez ? Abonnez-vous sur notre chaine YouTube !

Bienvenue dans cette leçon de guitare dans laquelle nous allons nous intéresser au médiator pour les débutants. Nous allons parler des bases pour jouer avec un médiator, en commençant par définir quel type de médiator utiliser. Ensuite nous verrons dans la deuxième partie concrètement comment tenir le médiator, et nous finirons avec une dernière partie ou nous parlerons des difficultés pour gratter les cordes avec un médiator.

Quel médiator utiliser ?

Avant de parler du type de médiator à utiliser et de voir comment le tenir, il est déjà important de se demander si il faut utiliser ou non un médiator.

Faut-il utiliser un médiator ?

Et bien la réponse va être vague : ça dépend. En effet, il n’y aucune obligation à utiliser ou ne pas utiliser un médiator, tout se résume au final à une question de goûts. Le jeu au médiator aura un son différent du jeu au doigt. Pas un son meilleur ou moins bien, juste différent.

Il faut noter que le jeu au doigt et le jeu au médiator sont complémentaires : ce que peut faire l’un, l’autre ne peut pas forcément le faire, et vice-versa. Un guitariste accompli doit donc être capable d’utiliser les deux techniques suivant les cas et suivant ses envies. Rien n’interdit donc de travailler aux doigts et au médiator, c’est même conseillé afin d’être polyvalent par la suite.

Mais attention, le médiator n’est pas très facile à utiliser quand on débute à la guitare, du coup ne vous fiez pas à vos premières impressions pour savoir si vous aimez ou pas le jeu au médiator ! Laissez-vous un peu de temps pour vous sentir à l’aise avec avant de choisir ou non d’utiliser un médiator.

Commencez avec un médiator !

Néanmoins, et malgré ce que je viens de dire sur les histoires de gouts, je recommande chaudement à tous les débutants de commencer avec un médiator (à moins de faire du classique ou du flamenco). Pourquoi ? Tout simplement parce que passer du médiator au jeu au doigt, ce n’est pas très difficile, et vous pourrez toujours vous y mettre dans six mois ou un an. Par contre passer du jeu au doigt au médiator c’est beaucoup plus difficile, et une bonne partie des débutants qui commencent aux doigts n’ont pas le courage de se mettre à travailler le médiator plus tard. Et c’est normal : quand on fait de la guitare depuis un an, qu’on arrive à jouer des morceaux qu’on aime aux doigts, on a pas envie de se retrouver à nouveau comme un débutant à ne rien savoir jouer correctement quand on a un médiator dans les mains ! Donc mon conseil personnel : commencez avec le médiator, au moins vous aurez acquis les bases, et si vous en avez besoin plus tard ça fera ça de moins à travailler !

Et en pratique ?

Cependant, tout ça c’est la théorie. Dans la pratique, le choix de jouer au médiator dépendra beaucoup du style de musique joué. D’une manière générale, plus on a besoin d’une attaque précise et forte, plus on aura besoin d’un médiator. Donc tout ce qui est rock, funk, métal, le médiator est indispensable. Pour tout le reste (ou presque) on aura le choix de jouer au médiator ou non. Et en classique et flamenco le médiator est à proscrire.

Alors évidemment il sera toujours possible de jouer du métal au doigt, ou du flamenco au médiator, mais ça demandera tellement de travail pour un résultat médiocre que ça ne vaut juste pas le coup.

Maintenant que cette question est réglée, il faut parler du type de médiator à utiliser.

L’élément important dans le choix d’un médiator

Pour choisir un médiator, il faut principalement s’intéresser à la souplesse du médiator. La taille du médiator n’est pas très importante, et va dépendre de votre morphologie, prenez en un avec lequel vous êtes à l’aise. Le matériau avec lequel est fabriqué le médiator n’est pas très important non plus, même si il a une influence sur le son, quand vous débutez ce n’est pas votre préoccupation. L’élément à vraiment regarder lors du choix d’un médiator, c’est la souplesse. Ça sera évidemment directement lié à l’épaisseur, mais on ne parlera pas de chiffres ici parce que ça n’a aucun sens, un choix de médiator doit être personnel, pas en suivant une mesure à la con.

Pour définir si vous avez un médiator souple, ou pas, ou à moitié, essayez tout simplement de le plier. Vous verrez que certains vont se plier comme une feuille de papier, d’autres ne bougeront pas, et d’autres encore se plieront juste un petit peu. C’est la meilleure façon de définir la souplesse d’un médiator.

Quelle souplesse choisir

La question est délicate. Il y a de grosses différences entre l’utilisation d’un médiator souple ou un médiator rigide, les deux ont des avantages, les deux ont des inconvénients. Je conseille personnellement de choisir un médiator rigide pour débuter, mais il ne faut pas bêtement écouter ce que je dis. Je vais plutôt détailler les différences entre les médiators souples et rigides, et ce sera à vous de choisir votre camp en vous basant sur votre réflexion personnelle.

Comment va-t-on se servir du médiator

Pour choisir correctement un médiator, il faut regarder ce que l’on va en faire. La réponse parait évidente : on va gratter les cordes. Oui, mais le point à ne pas oublier, c’est qu’on va parfois gratter les cordes doucement, et on va parfois gratter les cordes très fort (voir la vidéo pour l’exemple). On a là le principal inconvénient du médiator souple : on aura beau gratter fort, celui-ci se pliera sur les cordes et le son sera toujours faible. A terme, pour un guitariste, l’utilisation d’un médiator trop souple est à proscrire. Pour autant, on ne va pas sauter directement sur un médiator rigide.

Le mouvement du poignet

En effet, cette variation d’attaque entre les coups forts et les coups faibles doit être effectuée avec un mouvement du poignet. On re-détaillera ça dans la troisième partie, mais il est essentiel de comprendre que c’est le poignet qui fait le mouvement de grattage des cordes, et c’est en jouant sur la souplesse du poignet qu’on pourra jouer sur la force de l’attaque. Hors, quand on débute à la guitare, ce mouvement n’est pas du tout naturel. Et si on gratte avec un mauvais mouvement et un médiator rigide, le son est horrible. On a donc là le principal inconvénient du médiator rigide : si on ne maitrise pas le mouvement du poignet, le son est moche. Alors qu’un médiator souple compensera pour le manque de souplesse du poignet et sonnera bien dans tous les cas.

Le choix final

Maintenant que nous savons tout ça, nous pouvons donc choisir : 

  • Un médiator rigide sonnera mal si vous ne grattez pas correctement. Il vous forcera donc à travailler le mouvement de votre poignet, ce qui est une très bonne chose. Mais attention, ça peut être frustrant et décourageant de passer plusieurs jours/semaines à ne pas réussir à jouer correctement !
  • Un médiator souple rattrapera vos erreurs de mouvement et sonnera bien dans tous les cas. Ça sera très agréable au début, mais on risque de ne pas travailler suffisamment sa main droite, et de se retrouver piégé avec un mauvais mouvement qu’on arrivera plus à corriger.

C’est donc à vous de choisir en toute connaissance de cause, en fonction de vos capacités à travailler, du temps que vous avez etc… Gardez toujours en tête qu’il faut travailler le mouvement du poignet, sans ça vous ne vous en sortirez pas.

Comment tenir le médiator

Préambule

La position pour tenir le médiator a beau être importante, ce n’est pas l’élément décisif qui nous donnera un son correct ou non. Le plus important est d’effectuer un bon mouvement, que l’on abordera rapidement dans la troisième partie et que nous détaillerons dans d’autres cours. Une bonne position vous évitera tout de même certaines erreurs.

N’oubliez pas non plus qu’on a tous une morphologie différente, des médiators de taille différente ainsi que des guitares plus ou moins grosses. La position étudiée aujourd’hui n’est donc pas à recopier au millimètre près, mais à adapter à votre corps. Gardez les mêmes bases, mais essayez de trouver votre position ou vous serez à l’aise.

Et enfin, n’oubliez pas que je vais utiliser des mots pour décrire une position, ce qui n’est pas forcément très pratique. Je vous encourage donc à regarder la vidéo plutôt, ou vous pourrez réellement voir tout ce que je vais décrire ici.

La prise du médiator

Le premier élément pour une bonne prise du médiator, c’est de le tenir uniquement entre le pouce et l’index : les autres doigts ne touchent pas le médiator. Pour cela, on va replier l’index, poser le médiator sur l’index au niveau de la dernière phalange, et serrer avec le pouce. Il faut que la pointe du médiator sorte sur le côté du pouce, pas vers le bout du pouce. N’hésitez pas à plier plus ou moins l’index pour être à l’aise et vous adapter à votre médiator

L’index

Attention à ce que votre index ne soit pas trop près du bout du médiator, on ne le voit pas forcément vu qu’il est situé sous le médiator, donc soyez vigilant par rapport à cet aspect-là.

Laissez dépasser le médiator

Il faut tenir le médiator ni trop près de la pointe(sinon on n’a plus de place pour gratter les cordes), ni trop loin (sinon le médiator ne sera pas maintenu suffisamment fermement). Trouvez donc le bon équilibre, qui dépendra encore une fois de votre médiator.

Et la main dans tout ça

Vous pouvez soit garder la main fermée, soit garder la main ouverte, c’est une question de gouts. Faites juste attention à ne pas trop crisper la main si vous décidez de replier les doigts, ne les serrez pas.

Et pour en finir avec cette partie, n’oubliez pas de tenir le médiator relativement fermement. Ni trop, sinon toute votre main va se crisper, ni pas assez, sinon il ne va pas tenir entre vos doigts et va glisser constamment, et vous risquez de le perdre. Encore une fois, trouvez le bon équilibre afin d’être à l’aise.

Nous allons maintenant passer à la troisième partie pour parler un peu du mouvement, et si certains éléments dans cette partie vous semblent encore obscurs, n’hésitez pas à regarder la vidéo !

Comment gratter les cordes

Cette troisième partie sera très succincte concernant le mouvement, pour la simple et bonne raison que suivant le style de musique que vous allez jouer, le mouvement sera très différent (voir la vidéo à 0:30 pour des exemples). Du coup il y aura d’autres cours ultérieurs qui vont explorer ces différentes pistes plus en détails, nous allons voir ici juste les bases communes à toutes ces techniques.

La souplesse du poignet

Le point essentiel à comprendre pour gratter les cordes correctement, quelle que soit la technique utilisée, c’est que le mouvement doit venir du poignet, et doit être souple. L’avant-bras ne bougera pas (ou presque), c’est le poignet qui va effectuer le mouvement. La souplesse du poignet nous permettra également de développer toutes les possibilités dynamiques, entre un jeu très doux et un jeu très fort, sans avoir besoin de changer de médiator.

La difficulté

L’autre point essentiel à retenir et commun à toutes les façons de gratter les cordes, c’est la difficulté. Le mouvement a effectuer est un mouvement pas du tout naturel. Et pour apprendre un nouveau mouvement, il faut pratiquer énormément. C’est comme apprendre à faire du vélo : tant qu’on ne monte pas sur un vélo et qu’on ne se lance pas, on ne peut pas y arriver, malgré toutes les explications du monde. Il faut donc pratiquer, ne pas y arriver, persévérer, et petit à petit on va acquérir le mouvement correct. Il est vraiment indispensable de comprendre qu’il va falloir pratiquer, encore et encore, jusqu’à ce que ce mouvement devienne naturel.

C’est tout concernant le mouvement, nous verrons plus en détail dans d’autres cours comment travailler tout ça.

Commentaires