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Petite histoire des guitares espagnoles

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Si la guitare a une patrie, c’est bien l’Espagne : c’est dans la péninsule ibérique que les premiers instruments de ce type firent leur apparition, apportés par les Maures au Xème siècle.

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Neuf siècle plus tard, c’est toujours au pays de Cervantes que des luthiers d’exception lui donnent sa forme définitive. Qu’elle soit classique ou flamenca, la guitare espagnole doit son prestige à des noms comme Antonio de Torres, Santos Hernandez, CondeHermanos, Marcelo Barbero, Domingo Esteso…
De la seconde moitié du XIXème siècle jusqu’à la fin du XXème siècle, cette tradition artisanale a façonné le destin d’un instrument incontournable dans la musique classique et le flamenco.

Les guitares flamenco en France suivent plus ou moins la même evolution, mais c’est à partir de l’immigration espagnole dans les années 40 suite à la Guerre Civile en Espagne que le flamenco prend sa place en France. L’essor de cet art est visible aujourd’hui grâce à de nombreux artistes comme la grande danseuse flamenco Lori La Armenia qui est née à Paris, ou d’autres grands artistes dans le sud de la France.

Classique et Flamenco

Deux traditions luthières intimement imbriquées

S’il faut bien distinguer la guitare espagnole classique de la flamenca, ces deux types d’instruments participent d’un héritage commun. C’est à Séville que Antonio de Torres, en 1874, donne à la guitare classique la forme qu’on lui connaît depuis lors. Pour l’époque, cette guitare "Torres" apportait enfin un son clair, rond et équilibré qui permettait en même temps une bonne projection, la rendant propre à l’usage en concert.

Aujourd’hui encore, Antonio de Torres est considéré comme le père de la guitare classique : la forme de l’instrument est restée inchangée, seules les cordes en boyaux ont été remplacées par celles en nylon et l’ivoire du sillet et des mécaniques par du plastique ou de l’os. En parallèle, Antonio de Torres est également à l’origine de ce qu’on appellera par la suite les guitares flamenca : à la même époque, avec l’essor des cafés cantantes, se développait un besoin spécifique pour une guitare capable d’accompagner la danse et le chant flamenco qui se caractérisent souvent par un très fort volume.

Les gitans qui jouaient cette musique avaient besoin d’un instrument peu coûteux mais capable de rendre un son à la fois puissant, brillant, précis et percussif. Ils cherchaient également un instrument adapté à leurs techniques de jeu très particulière articulant golpe, rasgueado et tremolo. Pour répondre à leur besoin, Antonio de Torres commença alors à fabriquer des guitares bon marché, remplaçant les bois coûteux d’Amérique Latine par du Cyprès local et en apportant quelques modifications pour s’adapter aux spécificités du jeu flamenco. Plus légère, plus fine, un manche légèrement plus large et un diapason rallongé afin de permettre une hauteur de corde plus basse : la guitare flamenco était née.

Plus d’un siècle d’évolutions

Si la guitare classique s’est vu perfectionnée dans le temps, les guitares flamenco ont connu d’importantes modifications insufflées par les luthiers qui l’ont façonnée, depuis la fin du XIXème (1850, 1860, 1870, 1880, 1890) siècle jusqu’à aujourd’hui. Tout en passant par une des plus belles périodes: 1915-1925.

Ces améliorations progressives ont souvent répondu à l’évolution de la musique elle même : la guitare flamenco n’avait au départ qu’une vocation à accompagner la danse et le chant, mais elle est progressivement devenu un véritable instrument de soliste, manipulée par des joueurs de plus en plus virtuoses comme Manitas de Plata, Paco de Lucia ou encore Ramon de Algeciras. Cette évolution du jeu et de la musique flamenco est inséparable de l’apport des grands luthiers espagnols : Antonio de Torres, Vincente Arias, Santos Hernandez, CondeHermanos, Reyes, Domingo Esteso, Manuel Contreras, Ramirez…

Article écrit pour T4A par Daniel Torres. (loriflam.com)

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